Bilan

Yves Mirabaud déplore un dialogue lacunaire avec la BNS

L'associé senior de la banque éponyme évoque dans les colonnes de "Schweizer Bank" les difficultés générées par les taux négatifs et dénonce un risque que cette politique ne parvienne pas à enrayer le renforcement du franc vers une parité avec l'euro.

La mise en application de l'échange automatique d'informations accélérera encore le mouvement de consolidation, anticipe Yves Mirabaud.

Crédits: Frautschi/TDG

Les banques privées peinent à se faire entendre de la Banque nationale suisse (BNS), déplore le président fraîchement élu de l'Association de banques privées suisses (ABPS), Yves Mirabaud, dans les colonnes de "Schweizer Bank" vendredi. L'associé senior de la banque éponyme évoque les difficultés générées par les taux négatifs et dénonce un risque que cette politique ne parvienne pas à enrayer le renforcement du franc vers une parité avec l'euro.

"Le directoire (de la BNS) reste convaincu d'avoir fait juste", tacle le banquier privé. Pour lui et ses confrères, le manque à gagner doit soit passer par pertes et profits, soit être répercuté sur le client, au risque d'y perdre en compétitivité. Une troisième option, à laquelle se refuse la branche, consisterait en un augmentation massive du bilan, accroissant d'autant le niveau de risque.

La mise en application de l'échange automatique d'informations accélérera encore le mouvement de consolidation constaté dans le secteur, anticipe par ailleurs M. Mirabaud. Le phénomène n'est par ailleurs pas nouveau. "L'Association de banquiers privés suisses comptait encore 65 membres après la Seconde Guerre mondiale. Elle n'en compte plus que neuf", illustre le représentant.

Pour autant, les survivants cumulés sont sensiblement plus imposants que les 65 de l'époque.

Concernant l'important accès au marché européen, M. Mirabaud constate que des progrès ont été accompli avec certains pays, citant l'Allemagne, l'Italie ou la France. "Mais concernant l'Union européenne, la Suisse s'est mise elle même des bâtons dans les roues", dénonce le banquier privé, faisant référence à l'initiative sur l'immigration massive.

Revenant sur le récent changement des statut d'établissements privés - dont Mirabaud - en sociétés en commandite par actions, l'associé indique que le grand défi est peut-être de ne rien changer au mode de gestion, au contact avec la clientèle ou encore à la façon dont se transmettent les rênes entre générations.

L'accroissement de la charge administrative en revanche semble inéluctable.

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