Bilan

Y a-t-il une bulle des startup?

A Davos, les investisseurs ont balayé le risque de krach technologique, prédisant que le Dow Jones serait composé à 50% de géants numériques d’ici 20 ans.

Quelles licornes, parmi lesquelles Snapchat, survivront?

Crédits: afp

Dans un climat euphorique au sujet des startup technologiques et de leur potentiel, les intervenants de Davos ont estimé qu’il n’y avait pas de bulle technologique. Et même si les startups du web qui valent plus de 1 milliard de dollars (les «licornes») apparaissent fortement surévaluées en bourse, tant les acteurs du numérique que les investisseurs et capitaux-risqueurs ont minimisé ces craintes à l’unisson.

Lire aussi: La bulle des licornes

Seule exception, Marc Benioff, CEO de Salesforce.com, a prédit lors d’un entretien à Bloomberg la mort de nombreuses startups valorisées à plus de 1 milliard de dollars. «Si des startups si chèrement valorisées ne choisissent pas d’entrer en bourse pendant que l’économie est encore chaude, elles devront lever des capitaux dans un tout autre climat et on assistera à la mort de nombreuses licornes».

Seules 30 survivront

A l’inverse, lors d’un déjeuner fermé à la presse, les investisseurs et startupers ont été unanimes: il n’y aurait pas de krach technologique. Les intervenants, qui s’exprimaient «off the record», ont convergé autour de l’idée du remplacement inexorable de l’économie traditionnelle par l’économie numérique. Certes, ils ont admis que seules survivront 30 sur les 146 licornes qui existent actuellement. Mais les survivantes deviendront grandes.

Deux experts renommés du capital-risque à la Sillicon Valley ont dit s’attendre à ce que, d’ici 20 ans, 50% des sociétés cotées au Dow Jones soient technologiques. Aujourd’hui déjà, cinq des dix plus grandes valorisations du marché américain sont des géants du numérique (Apple, Alphabet, Facebook, Microsoft et Amazon).

En outre, le financement privé (private equity) est disponible en abondance: «Alors qu’il y a 20 ans, il fallait entrer en bourse pour lever des capitaux, à présent vous avez 100 milliards de dollars disponibles par an en capital-risque», souligne l’un de ces vétérans du capital-risque. 

 

"146 startups de plus de 1 milliard de dollars" 

Source: Wall Street Journal

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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