Bilan

Wall Street ouvre en baisse, dans le sillage de l'Europe

Wall Street a ouvert en baisse mardi, dans le sillage des Bourses européennes, touchées par la dégringolade des valeurs automobiles et des inquiétudes pour la croissance.

Les investisseurs semblaient découragés devant la chute des valeurs automobiles à la suite de l'admission de tricheries par Volkswagen, celle de plusieurs valeurs pharmaceutiques et des inquiétudes lancinantes sur la croissance européenne.

Crédits: Reuters

Wall Street a ouvert en baisse mardi, dans le sillage des Bourses européennes, touchées par la dégringolade des valeurs automobiles et des inquiétudes pour la croissance: le Dow Jones perdait 1,25% et le Nasdaq 1,36%.

Vers 13H40 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 206,11 points à 16.304,08, et le Nasdaq, à dominante technologique, 65,78 points à 4.763,17 points.

L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, reculait également de 1,25%, soit 24,58 points, à 1.942,39 points.

Lundi, la Bourse de New York avait légèrement progressé, essayant de tirer des conclusions de propos de plusieurs responsables de la Réserve fédérale (Fed), globalement favorables à une hausse rapide des taux: le Dow Jones avait pris 0,77% à 16.510,19 points, et le Nasdaq 0,04% à 4.828,95 points.

Mais mardi les investisseurs semblaient découragés, devant la chute des valeurs automobiles à la suite de l'admission de tricheries aux contrôles antipollution par le constructeur allemand Volkswagen, celle de plusieurs valeurs pharmaceutiques après l'indignation suscitée par l'escalade du prix de certains médicaments, et des inquiétudes lancinantes sur la croissance européenne.

"La perception que les responsables de la Banque centrale européenne sont disposés ces jours-ci à faire plus d'assouplissement quantitatif si nécessaire n'a fait que rappeler que les perspectives économiques ne sont pas bien vaillantes en ce moment", a noté Patrick O'Hare, de Briefing.

"Du coup quand quelque chose comme les indélicatesses de Volkswagen survient et entraîne à la baisse les autres constructeurs, il n'en faut pas beaucoup pour que les investisseurs commencent à se focaliser sur les conséquences négatives potentielles", a-t-il dit.

"Si les choses empirent en Europe, elles pourraient empirer pour les autres économies développées, via les liens commerciaux, et elles pourraient aggraver les perspectives de bénéfices des multinationales américaines, vu le renforcement du dollar qui pourrait résulter des problèmes à l'étranger", a ajouté M. O'Hare, évoquant un "cercle vicieux", également alimenté par les prix bas de l'énergie.

Outre le secteur automobile, victime globalement de soupçons de tricherie alimentés par l'affaire Volkswagen, "le secteur pharmaceutique est aussi frappé de plein fouet ce matin par +l'effet Clinton+", la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton ayant annoncé lundi dans un tweet des propositions prochaines pour stopper l'escalade des prix des médicaments, a souligné John Plassard, de Mirabaud Securities.

Les titres des matières premières sont aussi "mis à mal une nouvelle fois ce matin par les craintes concernant la vigueur économique mondiale après un nouvel aveu d'impuissance du président chinois lui-même". Xi Jinping a reconnu dans une interview au Wall Street Journal que l'économie chinoise se trouvait actuellement "sous pression".

Le marché obligataire était en hausse. Le rendement des bons du Trésor à dix ans reculait à 2,157% contre 2,198% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,971%, contre 3,020% auparavant.

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