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UBS songe à des acquisitions dans la gestion de fortune en Europe

UBS pourrait envisager de procéder à des acquisitions pour renforcer les parts de marché de son activité gestion de fortune en Europe.

A fin 2015, UBS avait 343 milliards de francs dans des actifs investis en Europe hors Suisse. En Asie-Pacifique, ce total était de 272 milliards.

Crédits: AFP

UBS pourrait envisager de procéder à des acquisitions pour renforcer les parts de marché de son activité gestion de fortune en Europe, selon Jakob Stott, le responsable de la division banque privée du numéro un bancaire suisse.

"Il y a certains marchés sur lesquels nous pouvons nous concentrer, certains marchés où nous sommes prêts à réfléchir à une croissance qui ne serait pas organique", a déclaré à l'agence de presse Reuters Jakob Stott, à la tête des activités gestion de fortune en Europe.

"Il y a plus d'opportunités de consolidation quand on est en présence d'une dynamique fragmentée."

En évoquant l'Europe comme marché en croissance, Jakob Stott fait entendre une voix dissonante dans la banque privée, où l'on parle surtout de la forte progression de la richesse dans la région Asie-Pacifique, zone où UBS est le numéro un du secteur et où d'autres, dont son rival Credit Suisse, veulent se développer.

UBS, numéro un mondial de la banque privée, voit un potentiel de croissance en Europe, en raison de la fragmentation de la gestion de fortune, les grandes banques détenant rarement une part de marché supérieure à 7% dans un pays donné.

Le cas échéant, le moment serait bien choisi pour UBS de se lancer dans des opérations de croissance externe étant donné que nombre de ses rivaux sont surtout occupés à restructurer leurs activités.

"Nous avons aujourd'hui une opportunité d'accélérer la croissance des revenus et des bénéfices (...) il y a d'autres banques qui ont la tête ailleurs pour nombre de raisons", a poursuivi Jakob Stott.

Ce dernier ne les a pas spécifiquement nommées, mais Credit Suisse et d'autres poids lourds européens tels que Deutsche Bank et Barclays ont placé de nouveaux hommes à leur tête qui sont en passe de réorganiser leurs activités.

Jakob Stott a souligné que le rachat, intervenu l'an dernier, des activités banque privée de Santander en Italie, qui gérait 2,7 milliards d'euros (près de 3 milliards de francs), était le type de transactions que la banque pourrait envisager de faire.

A fin 2015, UBS avait 343 milliards de francs dans des actifs investis en Europe hors Suisse. En Asie-Pacifique, ce total était de 272 milliards.

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