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UBS cherche l'immunité dans l'enquête américaine

La banque cherche à tirer parti d'un programme de la division antitrust du Département américain de la Justice, rapportent à Reuters trois sources.

UBS arrive en quatrième position sur le marché du trading de devises dans le monde.

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UBS s'est rapprochée des autorités américaines en septembre pour leur donner des informations dans le cadre de l'enquête sur une manipulation présumée du marché des changes, selon des sources proches du dossier. La banque suisse tente ainsi d'obtenir l'immunité dans le cas où elle serait reconnue coupable.

UBS cherche à tirer parti d'un programme de la division antitrust du Département américain de la Justice, rapportent à Reuters trois sources. Ce programme prévoit que la première société à dénoncer une irrégularité peut obtenir l'immunité si elle coopère et fournit des informations sur d'autres membres du cartel.

Après le scandale de manipulation des taux de référence du Libor, UBS a voulu agir rapidement pour rassembler et fournir des informations lorsque des soupçons de manipulation du marché des changes ont été émis dès le mois de juin, précise-t-on de mêmes sources. L'affaire du Libor a coûté jusqu'à présent six milliards de dollars aux banques sous forme d'amendes et règlements à l'amiable.

Les régulateurs de Grande-Bretagne, de Suisse et des Etats-Unis mènent des investigations pour déterminer s'il n'y a pas eu entente illicite dans la fixation des taux de change. Jusqu'à présent, aucune banque ni individu n'a été accusé d'irrégularités mais des banques, y compris UBS, ont dit qu'elle coopéraient avec les autorités dans le cadre des enquêtes.

UBS a refusé de commenter, sinon pour signaler qu'elle avait indiqué dans son communiqué d'octobre sur ses résultats trimestriels qu'à la suite des soupçons d'irrégularités sur le marché des changes, elle avait ouvert une enquête interne.

La banque suisse arrive en quatrième position sur le marché du trading de devises dans le monde, selon le dernier sondage d'Euromoney. Elle représente un peu plus de 10% des 5300 milliards de dollars traités en moyenne par jour sur le marché mondial.

Les autorités britanniques ont déclaré cette semaine que leurs investigations se prolongeraient probablement jusqu'en 2015. Deutsche Bank a licencié trois cambistes basés à New York, semble-t-il en rapport avec l'enquête. Par ailleurs, Graeme King, coresponsable du trading spot de devises chez RBC Capital Markets à Londres, a quitté la banque, selon une source proche du dossier.

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