Bilan

UBS à nouveau amendée aux Etats-Unis

La première banque helvétique a accepté de payer une amende de 19,5 millions de dollars pour mettre fin à une affaire liée aux taux des devises.

UBS avait déjà accepté de payer 34 millions de dollars dans le scandale des obligations municipales à Porto Rico.

Crédits: afp

La Securities and Exchange Commission (SEC, autorité des marchés financiers aux Etats-Unis) a annoncé mardi avoir conclu un accord de 19,5 millions de dollars avec UBS pour mettre fin à un conflit portant sur des produits financiers complexes. 

Cette affaire remonte à 2009 et portrait sur l’omission d’informations sur des produits financiers liés au V10 Currency, un indice sur la volatilité des taux de change. Selon la SEC, l’UBS a induit les investisseurs en erreur en affirmant que l’indices était calculé avec les “prix du marché” alors que des transactions d'UBS permettaient de le réduire de 5%.

UBS est la première banque épinglée aux Etats-Unis pour ce genre d’affaires. Mare-Jo White, la présidente de la SEC, s’est réjoui de l’accord. “Il est central que les grandes institutions financières aient des règles et des procédures pour garantir que toutes les informations importantes pour les investisseurs soient connues”, a-t-elle déclaré.

Entre décembre 2009 et novembre 2010, quelque 1900 investisseurs américains avaient acheté des produits financiers complexes liés à l’indice V10 Currency pour un montant total de 190 millions.  Selon la SEC, ils auraient perdu 5,5 millions de dollars à cause des irrégularités dans le calcul de l’indice.

De son côté, la banque helvétique a accepté les conditions de l’accord avec la SEC à Washington, sans toutefois admettre sur les faits qui lui étaient reprochés. Elle s’est déclarée mardi “heureuse” d’avoir réglé cette question avec la SEC et s’est engagée à corriger les dysfonctionnements qui lui étaient imputés.

Scandales à Porto Rico 

Il y a 2 semaines, UBS avait déjà conclu un accord avec la SEC et accepté de payer 34 millions de dollars dans le scandale des obligations municipales à Porto Rico. Ces obligations présentées comme des placements sûrs avaient vu leur valeur fondre dans l’île des Caraïbes. Le gendarme des de la Bourse avait aussi entamé poursuites contre Jose Ramirez, l’un des anciens employés d'UBS à Porto Rico.

Ce conseiller financier renvoyé en 2014 par la banque est accusé d’avoir augmenté ses revenus de 2,8 millions de dollars en encourageant ses clients à emprunter de l‘argent pour le placer dans des obligations à Porto Rico. Un autre employé de la banque suisse dans le protectorat américain à l’époque, qui travaille désormais pour l’UBS à Miami, avait aussi accepté de payer une amende de 25 000 dollars dans cette affaire.

 

 

Jean-Cosme Delaloye

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