Bilan

UBS a dégagé un bénéfice net en forte hausse en 2015

UBS a dégagé en 2015 un bénéfice net de 6,20 milliards de francs, en hausse de 79% sur un an.

UBS a bénéficié au quatrième trimestre d'un bénéfice d'impôt de 715 millions de francs.

Crédits: Keystone

UBS a dégagé en 2015 un bénéfice net de 6,20 mrd CHF, en hausse de 79% sur un an. Le conseil d'administration propose de verser un dividende ordinaire de 0,60 CHF par action assortie d'une rémunération extraordinaire de 0,25 CHF, contre 0,75 CHF au titre de l'exercice 2014. Au quatrième trimestre, la banque a dégagé un bénéfice net de 949 mio CHF (+10,6%), indique-t-elle mardi. D'importantes provisions ont été constituées en vue des litiges qui s'annoncent en 2016.

UBS a bénéficié au quatrième trimestre d'un bénéfice d'impôt de 715 mio CHF. En contrepartie, la banque a constitué des provisions pour "litiges, des questions réglementaires ou similaires" à hauteur de 365 mio CHF et placé une charge de 257 mio CHF pour son programme de rachat de dette.

Sur l'exercice 2015, le résultat opérationnel a été plus que doublée (+123%) à 5,49 mrd CHF, selon le communiqué d'UBS. Le bénéfice par action dilué s'est affermi de près de 80% à 1,64 CHF. Le produit d'exploitation a gonflé de 9,2% à 30,60 mrd CHF, alors que les charges ont été ramenées à 25,12 mrd (-1,8%).

Les recettes ont par contre stagné au quatrième trimestre à 6,77 mrd CHF (+0,4%). Une hausse de 3,1% a été constatée pour les dépenses à 6,54 mrd. Durant la période sous revue, le résultat avant impôts s'est fixé à 234 mio CHF, en recul de 42,1% sur un an. La période a été marquée par une "faible activité clientèle et une aversion au risque prononcée", souligne l'établissement bancaire.

La division gestion de fortune a enregistré sur l'année écoulée une hausse de 15,6% du résultat avant impôts à 2,70 mrd. Son homologue dévolue aux Amériques a vu son bénéfice opérationnel plonger à 754 mio (-23,1%). La banque d'affaires s'est ressaisie avec gain avant impôts de 1,88 mrd CHF, contre une perte de 84 mio en 2014.

DIVISIONS À LA PEINE AU 4E TRIMESTRE

Au seul quatrième trimestre, la division gestion de fortune a vu son bénéfice avant impôts plonger de 47% à 344 mio CHF. Une provision de 78 mio CHF a été constituée pour faire face à des litiges et à la régulation, affirme UBS. Les activités de gestion de fortune hors Amériques ont connu un reflux d'argent frais de 3,4 mrd CHF.

Du côté de l'unité gestion de fortune Amériques, le résultat avant impôts a fondu à 13 mio CHF, contre 217 mio auparavant. Cette contreperformance est à mettre sur le compte d'une provision de 180 mio USD principalement allouée au litige qui se profile à Porto Rico. Les entrées d'argent frais se sont élevées à 16,8 mrd USD.

La banque d'affaires s'en tire à peine mieux. Elle a dégagé un bénéfice avant impôts de 80 mio CHF, en recul de plus de 60%. La volatilité et les faibles volumes qui ont prévalu sur les marchés en fin d'année sont à l'origine de cette baisse.

UBS dépasse les prévisions des analystes sollicités par AWP au niveau des résultats du groupe au quatrième trimestre. A l'échelle des divisions, la banque manque en revanche complètement les attentes.

La masse sous gestion auprès de la banque aux trois clés s'élevait à fin décembre à 2689 mrd CHF, soit une progression de 4,3% sur trois mois.

"Le quatrième trimestre a permis de prouver notre discipline. Nous n'avons pas cédé à la tentation de prendre davantage de risques ou de accepter des afflux d'argent non rentables pour faire face (...) à des conditions de marchés difficiles", affirme le directeur général (CEO) Sergio Ermotti, cité dans le communiqué.

A fin décembre, UBS présentait un ratio de fonds durs applicable aux banques présentant un risque systémique (Swiss SRB) de 14,5%, soit une hausse de 0,2 point de pourcentage (pp) sur trois mois. Le ratio de levier affiche une progression de 0,3 pp à 5,3%. Les actifs pondérés au risque (RWA) ont reculé à 208 mrd CHF (-3,7%).

Le groupe zurichois reste évasif quant à l'évolution des affaires en 2016, se limitant à prédire le maintient de conditions de marchés difficiles. Les taux négatifs, la régulation liée aux banques systémiques, la force du franc engendreront ou encore la performance négative des marchés pèseront sur les activités. La banque maintient malgré tout ses objectifs financiers.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."