Bilan

UBP s'offre la Banque Carnegie Luxembourg

Union bancaire privée a racheté Banque Carnegie Luxembourg du suédois Carnegie Investment Bank afin d'étendre son empreinte dans le Grand Duché.

Après avoir largement contribué à la consolidation bancaire en Suisse, la banque privée genevoise mise prioritairement sur la croissance organique. 

Crédits: keystone

Union bancaire privée (UBP) a racheté via sa représentation européenne Banque Carnegie Luxembourg du suédois Carnegie Investment Bank. L'opération, pour un montant faisant l'objet d'une clause de confidentialité, doit permettre à l'établissement genevois d'étendre son empreinte dans le Grand Duché, où ses actifs sous gestion (AuM) sont amenés à atteindre l'équivalent de 24 milliards de francs, précise un communiqué jeudi.

UBP disposait fin 2017 de 125,3 milliards de francs d'AuM. Interrogée par AWP, une porte-parole de l'établissement a précisé que la banque luxembourgeoise présentait une masse sous gestion de 2 milliards d'euros (2,3 milliards de francs).

Banque Carnegie Luxembourg (BCL) est établie dans le Grand Duché depuis 1976. La filiale de Carnegie Investment Bank est spécialisée dans les services de banque privée internationale à destination de la clientèle nordique.

UBP quant à elle est présente au Luxembourg depuis 2002 avec ses filiales Union Bancaire Privée (Europe) et UBP Asset Management.

"En cette période où l'accès au marché de l'UE est primordial, nous sommes très satisfaits de cette transaction, qui reflète notre volonté de renforcer encore notre présence au Luxembourg et de faire de cette place le hub européen de l'UBP", a indiqué le directeur général Guy de Picciotto, cité dans le communiqué.

Cette acquisition intervient alors que la banque avait averti que les acquisitions attrayantes se faisaient de plus en plus rares en Suisse.

Objectif de 150 milliards d'actifs

Les nouvelles réglementations, des marchés porteurs, un franc affaibli et une hausse des taux d'intérêt avaient "donné aux banques davantage de marge de manoeuvre", mais la consolidation va désormais "marquer une pause", avait récemment indiqué le directeur général d'UBP dans la presse.

Après avoir largement contribué à la consolidation bancaire en Suisse, la banque privée genevoise mise prioritairement sur la croissance organique. "Je serais heureux de pouvoir augmenter nos actifs sous gestion à 150 milliards de francs dans une période de deux à trois ans", avait expliqué le patron d'UBP.

Malgré tout, M. de Picciotto avait affirmé scruter le marché en vue d'une bonne opportunité de reprise. Le périmètre de recherche s'est toutefois élargi. "Les acquisitions sont susceptibles d'être effectuées hors de Suisse, par exemple à Londres ou au Luxembourg. Il serait particulièrement intéressant de procéder à un rachat en Asie, où nous avons encore trop peu de clients", avait déclaré le patron en janvier.

UBP avait été particulièrement actif en matière d'acquisition ces dernières années. En 2016, la banque s'était alliée au suédois SEB afin d'étoffer son offre dans la gestion d'actifs.

En 2015, le groupe avait racheté Coutts, qui gérait les activités internationales de banque privée et de gestion de fortune de la Royal Bank of Scotland, pour un montant non dévoilé.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."