Bilan

Swissquote lance le trading de bitcoin sur sa plateforme

Nouveau jalon vers une large reconnaissance de la monnaie numérique, le leader suisse de la banque en ligne Swissquote introduit le négoce du bitcoin pour sa clientèle.

Acheter du bitcoin est maintenant possible en quelques clics sur la plateforme de trading de Swissquote.

Dès aujourd’hui, les détenteurs d’un compte Trading chez Swissquote ont la possibilité d’investir en bitcoins sur la plateforme du groupe de services financiers, leader de la banque en ligne en Suisse. Le client investit des bitcoins contre de l’euro ou du dollar via son compte Trading, comme il le ferait pour n’importe quelle autre devise.

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Comme le précise sobrement le communiqué de Swissquote: « Ne disposant pas d’effet de levier, le client n’a aucun risque de perdre plus que ce qu’il a investi.» Car les monnaies numériques restent des investissements à hauts risques, vu l’absence de toute certitude quant à leur avenir. Elles suscitent néanmoins beaucoup d’intérêt, avec des cours qui peuvent flamber de centaines de pour-cent, comme on l’a vu ces derniers temps.

D'abord le bitcoin, puis l'ether

Sur la plateforme Swissquote, le minimum pour une transaction en bitcoins est fixé à 5 euros ou dollars et le maximum à 100'000 euros ou dollars. Les frais varient entre 0,5 et 1% selon le montant total. Leur prix est fixé librement en fonction de l’offre et de la demande. «Dans un premier temps, seuls les bitcoins seront négociables. Puis les ethers devraient venir enrichir l’offre. Les monnaies cryptées constituent une nouvelle classe d’actifs décorrélée des marchés et des monnaies qui pourront permettre à notre clientèle d'élargir la distribution des risques», détaille Paolo Buzzi, CTO de Swissquote.

«L'arrivée des banques traditionnelles dans ce secteur va jouer un rôle important pour dynamiser l'écosystème. Comme elles ont une responsabilité sur les dépôts faits auprès d'elles  elles permettront à tout un chacun d'investir de façon plus sûre. On se rappelle qu’en 2014, la faillite de la société MtGox avait causé la disparition de dépôts en bitcoins représentant une valeur de 460 millions de dollars», commente Antoine Verdon, investisseur et entrepreneur à Zurich.

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Pour offrir ces nouvelles prestations, Swissquote s’est associée à la société luxembourgeoise Bitstamp qui pratique le négoce de bitcoin depuis 2011. Pionnière dans ce domaine, la société est pour l’heure la seule à avoir obtenu une licence de l’Union Européenne. Bitstamp fournit les données sur les prix et effectuent les transactions ordonnées par les clients sur l’interface Swissquote.

Antoine Verdon reprend: «Il faut avoir le coeur solide pour se lancer dans les crypto-monnaies. L'ether a par exemple gagné 4000% en un an, avant de subir une correction réduisant sa valeur de moitié il y a quelques semaines. Si vous avez compris le potentiel de la blockchain et que vous croyez à son avenir, la stratégie la plus simple est de prendre quelques positions et d'attendre que le secteur se développe. Il faut investir dans les dans ce secteur comme dans une startup, en mettant une somme que l'on ne regrettera pas d'avoir perdu si cela ne fonctionne pas comme prévu.»

Le chaînon manquant aux transactions en ligne

L’irruption de Swissquote sur ce marché suit de quelques jours l’annonce dans le même sens de la banque privée Falcon Group. Cette dernière s’est associée à Bitcoin Suisse pour permettre les achats de monnaies cryptées. « Les monnaies cryptées sont clairement en train de sortir du cercle des initiés, observe Paolo Buzzi. Les grandes banques étudient des protocoles ayant recours au blockchain, soit la technologie qui est derrière le bitcoin. Nous-mêmes chez Swissquote envisageons aussi d’y recourir à l’interne. D’ici cinq à dix ans, le recours au blockchain sera sans doute complètement banalisé. »

Antoine Verdon renchérit: «Le blockchain va au-delà du remplacement des monnaies traditionnelles. Il apporte le chaînon manquant aux transactions en ligne: la confiance. La technologie blockchain va permettre l'établissement, pour toutes les personnes et tous les objets de valeur, d'un double virtuel identifié de façon unique infalsifiable et garantir ainsi une totale transparence.»

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Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan et community manager pour le site bilan.ch, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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