Bilan

Statu quo monétaire attendu à la Banque d'Angleterre pour septembre

La Banque d'Angleterre (BoE) devrait annoncer jeudi un nouveau maintien du statu quo monétaire, face à la volatilité des marchés inquiets du ralentissement chinois.

Le comité de politique monétaire (CPM) de la banque centrale britannique devrait à l'issue de sa réunion annoncer que le taux directeur de l'institution reste à 0,50%, niveau historiquement bas auquel il est fixé depuis mars 2009.

Crédits: Reuters

La Banque d'Angleterre (BoE) devrait annoncer jeudi un nouveau maintien du statu quo monétaire, face à la volatilité des marchés inquiets du ralentissement chinois et au vu d'une reprise britannique incertaine.

Le comité de politique monétaire (CPM) de la banque centrale britannique devrait à l'issue de sa réunion annoncer que le taux directeur de l'institution reste à 0,50%, niveau historiquement bas auquel il est fixé depuis mars 2009.

Le CPM devrait aussi garder à 375 milliards de livres (515 milliards d'euros) le montant total de son programme de rachats d'actifs, dit d'"assouplissement quantitatif", lancé en mars 2009 et épuisé depuis novembre 2012.

"Il y a peu de doute - si ce n'est aucun - sur le fait que la Banque d'Angleterre va conserver son taux d'intérêt inchangé à 0,50% à l'issue de sa réunion jeudi", a prévu Howard Archer, d'IHS, à l'instar des autres analystes.

Comme la plupart de ses homologues, M. Archer s'attend de surcroît à la même répartition des votes au sein du comité, à savoir huit de ses neuf membres en faveur du statu quo et un seul, Ian McCafferty, en faveur d'une première hausse. Cette distribution sera connue dès jeudi car, depuis août, la BoE publie en même temps la décision de politique monétaire du CPM et les minutes des discussions.

Lors de cette dernière réunion, M. McCafferty avait voté en faveur d'une augmentation du taux à 0,75%, comme il l'avait fait entre août et décembre 2014, accompagné à l'époque d'un autre membre du CPM, Martin Weale, avant qu'ils ne rentrent tous deux dans le rang en janvier du fait de craintes de faible inflation persistante.

L'évolution des prix à la consommation est restée faible depuis, et campe autour de zéro en rythme annuel depuis six mois désormais. Pas de quoi mettre une pression exagérée sur la BoE qui a même abaissé ses prévisions d'inflation - attendue désormais à 0,3% à fin 2015 et à 1,5% à fin 2016 - dans son dernier rapport trimestriel sur le sujet le mois dernier. L'inflation n'atteindrait le niveau ciblé par l'institut d'émission - 2% - qu'à la fin 2017, où elle pourrait atteindre alors 2,1% d'après ces dernières prévisions.

- Indicateurs mitigés -

Depuis la dernière réunion du CPM, de surcroît, les marchés financiers inquiets du ralentissement de l'économie chinoise ont été particulièrement volatils, chutant lourdement à la fin août avant de se reprendre quelque peu depuis.

"Nous prévoyons le maintien de la politique de la BoE à la réunion du CPM de septembre, où il va discuter des conséquences pour le Royaume-Uni des changements de la croissance chinoise et de la volatilité du marché", ont expliqué les analystes de Barclays. "Les développements récents vont dissuader les membres du CPM de changer leur vote, ils préfèreront laisser retomber la poussière avant d'agir".

Lors d'une réunion de banquiers centraux à Jackson Hole (Etats-Unis) fin août, le gouverneur de la BoE, Mark Carney, a toutefois prévenu que l'agitation autour du ralentissement chinois ne remettait pas en cause, pour l'instant, l'opportunité de commencer à relever les taux dans un délai raisonnable.

Le gouverneur a souligné que cette décision serait fortement dépendante de facteurs internes, à savoir la vigueur de la reprise britannique et le redécollage de l'inflation.

De ce point de vue, les signaux envoyés par les indicateurs sur l'économie du Royaume-Uni depuis la dernière réunion du CPM en août ont été mitigés, avec d'un côté des points positifs par exemple du côté de la consommation intérieure - mis en exergue dans les derniers chiffres de la croissance - mais de l'autre un accès de faiblesse de la production industrielle et un indicateur PMI des services maussade.

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