Bilan

Société Générale paye encore un lourd tribut à sa restructuration

Le groupe bancaire Société Générale a annoncé jeudi une forte baisse de son bénéfice net en 2019, qui porte les stigmates de lourdes dépenses de restructuration et de plusieurs cessions dans un environnement peu porteur.

Si la banque revendique une activité commerciale solide dans la plupart de ses métiers et une baisse de ses frais d'exploitation, ses résultats portent la marque du vaste programme de restructuration qu'elle mène tous azimuts depuis plusieurs trimestres.

Crédits: Keystone

L'an passé, la banque au logo rouge et noir a dégagé un bénéfice net en repli d'un peu plus de 21%, à environ 3,25 milliards d'euros (3,48 milliards de francs), selon un communiqué. C'est inférieur aux 3,43 milliards attendus par le consensus d'analystes compilé par l'agence financière Bloomberg.

Le produit net bancaire, équivalent peu ou prou du chiffre d'affaires pour les établissements bancaires, s'est quant à lui effrité de 2,1% pour atteindre environ 24,7 milliards d'euros.

En outre, la banque ne faisait plus apparaître jeudi matin son objectif d'une rentabilité des fonds propres (ROTE) comprise entre 9% et 10% fin 2020, se contentant désormais d'affirmer vouloir "améliorer" cet indicateur. Fin 2019, il stationnait à 7,6%.

Si la banque revendique une activité commerciale solide dans la plupart de ses métiers et une baisse de ses frais d'exploitation, ses résultats portent la marque du vaste programme de restructuration qu'elle mène tous azimuts depuis plusieurs trimestres.

Charges et provisions

Ce programme s'est traduit par diverses charges et provisions à hauteur de 409 millions d'euros l'an passé ainsi que par la cession ou l'abandon de plusieurs activités dont l'absence a mécaniquement dégradé les recettes.

Pour ne rien arranger, l'environnement de taux très bas, voire négatifs, a continué à freiner la marche de certaines activités, notamment la banque de détail en France.

La "Générale" se félicite toutefois d'avoir nettement renforcé son assise financière: son ratio de fonds propres "durs", qui permet de mesurer sa solidité en cas de turbulences, pointait à 12,7% fin décembre contre 10,9% un an plus tôt.

Le groupe revendique aussi de nets progrès dans son plan de restructuration et même d'être en avance sur certains objectifs.

"2019 aura été une année intense de progrès au cours de laquelle nous avons réalisé l'ensemble des objectifs, tant stratégiques que financiers, que nous nous étions fixé", a assuré Frédéric Oudéa, le directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

Dans ce contexte, le groupe aborde l'année 2020 "avec confiance, fort d'un modèle d'activité plus compact s'appuyant sur des positions de leadership dans des métiers à forte valeur ajoutée et des présences dans des géographies porteuses", a précisé M. Oudéa.

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