Bilan

Salaire minimum: "Stop au dumping", disent les initiants

Un salaire minimum de 4000 francs par mois est une "question de dignité", estime le comité de soutien vaudois en vue du vote du 18 mai.

"Stop au dumping et protéger les salaires"

Crédits: Keystone

Un salaire minimum de 4000 francs par mois est une "question de dignité", estime le comité de soutien vaudois en vue du vote du 18 mai. Et en plus cette revalorisation salariale réduira la facture sociale, profitera aux contribuables et permettra aux assurances sociales de gagner quelque 300 millions de francs supplémentaires par an, selon les initiants.

L'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse a changé la donne, a déclaré mardi devant la presse réunie à Lausanne Jean Kunz, responsable du syndicat Unia Vaud. Il faut reconnaître "l'inefficacité des mesures d'accompagnement" à la libre circulation des personnes, a précisé David Gygax, secrétaire SSP Vaud.

Face à cette nouvelle situation, la réponse est de dire "Stop au dumping et de protéger les salaires", selon Jean Kunz. Pour le syndicaliste, l'acceptation de l'initiative fédérale pour la protection des salaires permettra "d'instaurer un plancher minimum sur lequel construire".

Relever le seuil minimum permet un relèvement de l'ensemble des salaires, a précisé David Gygax. "Avec un salaire minimum, il n'y aura pas de nivellement par le bas mais une aspiration par le haut", a ajouté Valérie Perrin, présidente de l'Union syndicale vaudoise.

Jean Christophe Schwaab, conseiller national (PS/VD), voit de nombreuses vertus à l'introduction d'un salaire minimum de 22 francs de l'heure. Ce revenu "décent" permettra d'augmenter les recettes fiscales et surtout de diminuer la dépendance aux aides étatiques. Il permettra de garantir de meilleures rentes AVS et du 2e pilier et de diminuer les prestations complémentaires.

Selon avenir.suisse, cité par Jean Christophe Schwaab, l'augmentation de recettes serait d'au moins 126 millions de francs par an pour l'AVS. Des chiffres corroborés par une étude d'Unia menée par un ancien professeur à la HES de Lucerne.

Au total, selon les calculs d'Unia, les assurances sociales devraient bénéficier d'une augmentation de recettes de quelque 300 millions par an. Dans le même temps, les dépenses d'aide sociale devraient baisser de 100 millions de francs.

 

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."