Bilan

Quatre banques ont été contraintes à plus de transparence en ligne

Quatre géants bancaires, dont Credit Suisse, ont été contraints de modifier les règles de fonctionnement d'une plate-forme qui risquait de compliquer la mise au jour de "malversations" à Wall Street.

Fin juillet, le régulateur des services financiers de New York (DFS) avait toutefois ouvert une enquête sur cette plate-forme dirigée par un Français, craignant qu'elle ne soit utilisée pour dissimuler des malversations sur le modèle des récentes manipulations du Libor ou des taux de change.

Crédits: AFP

Quatre géants bancaires, dont Credit Suisse, ont été contraints de modifier les règles de fonctionnement d'une plate-forme de discussion commune qui risquait de compliquer la mise au jour de "malversations" à Wall Street, a annoncé un régulateur new-yorkais lundi.

Baptisée Symphony Communications et créée par 14 établissements financiers, cette plate-forme d'échanges promettait initialement à ses utilisateurs un effacement systématique des emails entre banquiers et un encryptage des communications afin de garantir la confidentialité de discussions avec leurs clients.

Fin juillet, le régulateur des services financiers de New York (DFS) avait toutefois ouvert une enquête sur cette plate-forme dirigée par un Français, craignant qu'elle ne soit utilisée pour dissimuler des malversations sur le modèle des récentes manipulations du Libor ou des taux de change.

Après plusieurs semaines de négociations, le régulateur est parvenu à un compromis poussant les quatre banques sous sa supervision (Goldman Sachs, Deutsche Bank, Credit Suisse, Bank of New York Mellon) et la messagerie Symphony à plus de transparence, selon un communiqué publié lundi.

Dans les faits, Symphony devra conserver une copie de tous les échanges qui transitent par ses services pendant sept ans tandis que les quatre banques concernées devront fournir à des sociétés indépendantes les codes permettant de décrypter les messages.

"C'est un élément crucial étant donné que les forums de discussions et les archives électroniques ont apporté des éléments de preuve cruciaux dans les enquêtes sur des malversations à Wall Street", a commenté Anthony Albanese, le chef du DFS dans un communiqué.

"Ces échanges ne doivent pas tomber dans un trou noir numérique", a-t-il ajouté.

Le DFS a par ailleurs émis le voeu que ces nouvelles règles soient étendues aux dix autres banques (JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Wells Fargo...) qui utilisent cette même plate-forme mais ne relèvent pas de sa juridiction.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."