Bilan

Offshore Leaks n'est pas donné à tous les médias

Seuls 38 médias dans le monde ont eu accès aux documents Offshore Leaks. Radios publiques, magazines, quotidiens et sites internet: un large panel qui ne dévoile pas ses informations de façon uniforme.
Dans la sélection des médias qui ont pu décortiquer puis publier ce jeudi les documents Offshore Leaks, l'Europe et l'Amérique latine se taillent la part du lion (respectivement 21 et 7 médias), tandis que l'Amérique du Nord (2), l'Afrique (2) et l'Océanie (0) sont moins présents. En Asie, les régions du Sud et du Sud-Est (Pakistan, Inde, Thaïlande, Malaisie, Philippines) sont représentées, mais le Moyen-Orient, la Chine et l'Asie centrale sont absents.

Tous, ils représentent un réseau de plus de 80 journalistes réunis sous la bannière du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) basé à Washington. Un titre se distingue toutefois, The Guardian, qui a été le premier à divulguer des noms de personnes impliquées. Des identités qui ont ensuite été reprises par d'autres médias (associés au Consortium ou non), mais sans qu'aucun autre nom ne soit dévoilé.

En tout cas, les noms qui sont sortis pour le moment semblent destinés à ferrer l'attention du grand public. Elus, familles de dirigeants politiques, personnalités du monde de l'art et du négoce: les profils et les origines géographiques sont divers.

Des liens avec la politique

Un lien semble toutefois apparaître: tous ont ou ont eu par le passé un lien financier avec un parti politique. Un lien qui demande à être confirmé d'ici ce week-end: 2,5 millions de fichiers et les comptes de 120'000 sociétés offshore figureraient dans les dossiers Offshore leaks. Soit plus de 160 fois le volume concerné par les révélations Wikileaks.

A l'échelle française, on note un absent de marque: le journal en ligne Mediapart. A la pointe dans l'affaire Cahuzac, le site d'investigation ne figure pas dans la liste des médias validés par l'ICIJ. Selon son concurrent Rue89, «Mediapart était candidat, mais n'a pas été retenu». En France, seul le quotidien Le Monde a pu travailler sur ces documents.

Le précédent Wikileaks

Une situation qui rappelle l'affaire Wikileaks: le quotidien du soir avait également été choisi pour divulguer les informations issues des télégrammes de la diplomatie américaine. Cependant, d'autres médias n'ont pas eu cette chance: en Suisse, Le Temps et la Neue Zürcher Zeitung avaient pris part aux révélations en 2010, mais ce sont Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung qui pourront lever le voile sur les documents ce week-end.

Même cas de figure dans d'autres pays européens. En Allemagne, le quotidien Süddeutsche Zeitung et la radio Norddeutscher Rundfunk (NDR) se substituent au magazine Der Spiegel. En Espagne, le site internet El Confidencial remplace El Pais.
Matthieu Hoffstetter,

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