Bilan

Négociations "difficiles" entre la Grèce et ses créanciers sur les retraites

Les négociations entre le gouvernement grec et les représentants du quartet des créanciers (UE, MES, BCE et FMI) sur la réforme des retraites "ont été difficiles", "toutes les questions restant ouvertes", a indiqué jeudi le ministre grec du Travail, Georges Katrougalos.

Depuis leur arrivée lundi, les représentants des créanciers ont eu des entretiens quotidiens avec des ministres grecs sur une série des mesures que le gouvernement s'est engagé à réaliser en vertu de l'accord passé en juillet sur un troisième prêt international accordé à la Grèce, d'un montant de 86 milliards d'euros sur trois ans.

Crédits: AFP

Les négociations entre le gouvernement grec et les représentants du quartet des créanciers (UE, MES, BCE et FMI) sur la réforme des retraites "ont été difficiles", "toutes les questions restant ouvertes", a indiqué jeudi le ministre grec du Travail, Georges Katrougalos.

"La négociation a été détaillée et difficile (...), il y a eu une discussion sur l'ensemble du projet de loi", a indiqué le ministre aux médias à l'issue d'une rencontre avec Declan Costello de la Commission européenne (UE), Rasmus Rüffer de la Banque centrale européenne (BCE), Nicola Giammarioli du Mécanisme européen de stabilité (MES), et Delia Velculescu pour le Fonds monétaire international (FMI).

M. Katrougalos a souligné que "tous les sujets étaient restés ouverts, les représentants n'ayant pas voulu donner un avis définitif" sur le projet de loi, élaboré par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras.

"Les discussions vont continuer la semaine prochaine avec les équipes techniques des créanciers", a ajouté M. Katrougalos.

Décrié jeudi par les syndicats lors d'une grève générale ayant paralysé le pays, ce projet de loi vise à réaliser 1,8 milliard d'euros d'économies par an (environ 1% du PIB), réclamées par les créanciers.

Il prévoit d'abaisser le montant des pensions les plus élevées, revoir à la baisse les retraites toutes catégories et fusionner les multiples caisses d'assurance.

Toutefois, les créanciers contestent l'augmentation des cotisations pour les employeurs, prévue dans ce projet de loi, et veulent abaisser le montant de la retraite minimum de 384 euros par mois, instauré par ce texte, selon la presse.

Depuis leur arrivée lundi, les représentants des créanciers ont eu des entretiens quotidiens avec des ministres grecs sur une série des mesures que le gouvernement s'est engagé à réaliser en vertu de l'accord passé en juillet sur un troisième prêt international accordé à la Grèce, d'un montant de 86 milliards d'euros sur trois ans.

Selon le gouvernement, les représentants des créanciers vont quitter Athènes vendredi avant de revenir dans deux semaines pour conclure les négociations.

Ensuite, ils doivent d'ici au début mars évaluer l'ensemble du plan des réformes demandé à la Grèce.

Athènes "a intérêt à conclure le plus vite possible cette négociation", a indiqué mardi la porte-parole du gouvernement Olga Gerovassili. Si le bilan est positif, la Grèce "espère commencer la négociation sur la réduction de la dette publique", a-t-elle souligné.

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