Bilan

Medicxi, le spin-off à un milliard d’Index Ventures

Le capital-risqueur genevois offre l’indépendance à son activité dans les sciences de la vie. La nouvelle firme Medicxi, aussi basée à Genève, annonce une nouvelle levée de fonds de 250 millions de francs.

Michèle Ollier co-dirigera depuis Genève les activités du nouveau géant du capital-risque européen Medicxi.

Crédits: DR

Le fonds de capital-risque Index Ventures, créé à Genève à la fin des années 90 par les frères Neil et David Rimer, s’est taillé une belle réputation de flair avec des opérations comme Skype ou Dropbox. Ces succès dans les technologies de l’information en cachaient cependant d’autres dans les sciences de la vie comme son entrée, en 1999, dans le danois Genmab, devenu aujourd’hui la seconde capitalisation boursière des biotechnologies en Europe (7,4 milliards de francs).

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«Il y a cinq ou six nous avons commencé à réfléchir à une autonomie pour notre branche biotech qui représentait environ un tiers de l’activité d’Index. L’idée était de mieux nous spécialiser et d’augmenter nos investissements dans le médical, » explique Francesco de Rubertis, l’un des partenaires «sciences de la vie » d’Index et aujourd’hui l’un des co-fondateurs de Medicxi Ventures au côté de Michèle Ollier, de David Grainger et de Kevin Johnson.

Le soutien de GSK et J&J

La nouvelle structure gérera les différents fonds créés par Index dans les sciences de la vie auxquels s’ajoute un tout nouveau véhicule, MV1, abondé à hauteur de 250 millions de francs par des investisseurs comme GlaxoSmithKline et Johnson & Johnson, chacun à hauteur de 25%. Au total Medixci, dont le nom est inspiré de celui de la famille de banquiers mécènes Médicis pendant la Renaissance,  démarre avec environ un milliard de francs en portefeuille.

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«Notre plus gros bureau restera à Genève avec un office à Londres et un autre à Jersey», explique Francesco de Rubertis. « Notre intention est de nous concentrer surtout sur les start-up des sciences de la vie en Europe. » Alors qu’Index n’effectuait quasiment pas d’investissement dans les technologies de l’information en Suisse, notre pays devrait bénéficier de cette création de Medicxi. Ses associés fondateurs ont, en effet, été à l’origine d’investissements en amont dans les zurichoises Molecular Partners (aujourd’hui en Bourse) et GlycoVaxyn (racheté par GSK) ainsi que dans la lausannoise Oncoethix revendue à Merck. 

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

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Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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