Bilan

L'image des banques suisses s'est améliorée par rapport à 2017

56% des personnes interrogées trouvent que la place financière suisse est plus compétitive que ses concurrentes de Grande-Bretagne, de Singapour, du Luxembourg et des Etats-Unis. Le principal argument est la stabilité politique et économique de la Confédération.

Le sondage a été effectué par l'institut de sondage gfs.bern entre le 9 et le 29 janvier auprès de 1000 citoyennes et citoyens suisses.

Crédits: Keystone

L'image des banques suisses s'est améliorée au sein de la population, selon une enquête d'opinion de l'Association suisse des banquiers (ASB) parue mercredi et menée auprès de 1000 électeurs. C'est la première fois depuis l'éclatement de la crise financière en 2008 que les Suisses sont aussi positifs.

Dans cette étude publiée tous les deux ans, 51% des personnes interrogées ont expliqué avoir une opinion "positive" des banques. 7% d'entre elles en ont même une "très positive". Lors de la précédente édition, les scores atteignaient 44% et 5%. Un chiffre n'a pas changé depuis 2017: 29% des interviewés en ont une image "ni positive ni négative". La part d'opinions négatives s'est rétractée à 11%, contre 19% il y a deux ans.

Rôle dans la société

Concernant le rôle des établissements dans la société, les banques jouent à jeu égal avec l'industrie chimique et pharmaceutique, le secteur de l'informatique et des télécommunications et le tourisme comme contributeurs à l'économie globale. Une courte majorité de sondés juge que les banques sont des employeurs et des contribuables importants. Dans le même temps, 48% estiment qu'elles sont au coeur du blanchiment d'argent et des scandales financiers et 44% qu'elles font passer le profit avant la responsabilité sociale.

De plus, 56% des personnes interrogées trouvent que la place financière suisse est plus compétitive que ses concurrentes de Grande-Bretagne, de Singapour, du Luxembourg et des Etats-Unis. Le principal argument est la stabilité politique et économique de la Confédération.

Progression des grandes banques

Les Suisses ont aussi été interrogés sur leur propre banque. Les banques cantonales ont légèrement régressé. "Il en va de même de Postfinance, choisie actuellement par un peu moins d'un cinquième des électeurs (19%). UBS s'est hissée en troisième position, passant de 13% à 17%. Elle se situe ainsi au niveau des banques Raiffeisen, qui sont passées quant à elles d'environ 20% entre 2015 et 2017 à 17% aujourd'hui. Comme UBS, Credit Suisse a progressé de 4 points de pourcentage, à 11 % en 2019", indique le document.

Par ailleurs, 95% des sondés considèrent que leur banque principale est digne de confiance.

L'étude a aussi évoqué la transformation numérique dans le secteur bancaire. "Les risques majeurs sont, en premier lieu, la cybercriminalité pour 84% des personnes interrogées et, en deuxième lieu, les pertes d'emplois bancaires consécutives à l'automatisation pour 79% d'entre elles".

Numérisation

Depuis 2017, moins de personnes estiment que les établissements seront des gagnants de la numérisation (56%, contre 65% en 2017). Une majorité d'électeurs estiment que les banques existeront toujours dans vingt ans, "mais sous une forme très différente".

Le sondage a été effectué par l'institut de sondage gfs.bern entre le 9 et le 29 janvier auprès de 1000 citoyennes et citoyens suisses. L'erreur d'échantillonnage est d'au maximum +/- 3,1%.

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