Bilan

Libra: Mark Zuckerberg va être entendu au Congrès américain sur son projet

La Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels. Mais le projet suscite l'hostilité croissante de bon nombre de régulateurs et gouvernements, aux Etats-Unis comme en Europe.

Facebook assure que la Libra pourrait contribuer à faire baisser les coûts des transferts d'argent dans le monde et ainsi aider les personnes qui sont exclues du système bancaire actuel.

Crédits: Keystone

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg a été convoqué par une commission parlementaire américaine qui souhaite passer en revue son projet de monnaie numérique, Libra, déjà attaqué de toutes parts.

"Mark Zuckerberg témoignera devant la commission lors d'une audience le 23 octobre (...) intitulée +examen de Facebook et de son impact sur les secteurs des services financiers et du logement+", a déclaré mercredi la commission en charge des services financiers de la Chambre des représentants.

Le jeune milliardaire sera la seule personne entendue pendant cette audience.

La Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané.

Une hostilité croissante

Mais le projet suscite l'hostilité croissante de bon nombre de régulateurs et gouvernements, aux Etats-Unis comme en Europe. Ils s'inquiètent de la mauvaise réputation de Facebook en matière de confidentialité et de protection des données personnelles et redoutent que la Libra ne soit utilisée pour tromper le fisc.

Plus tôt cette année, David Marcus, responsable chez Facebook de la future monnaie numérique, a défendu le plan du réseau social pendant plus de deux heures lors d'une audience devant une commission bancaire du Sénat américain, affirmant qu'elle ne serait pas lancée sans l'approbation des régulateurs.

Facebook assure que la Libra pourrait contribuer à faire baisser les coûts des transferts d'argent dans le monde et ainsi aider les personnes qui sont exclues du système bancaire actuel.

Bruno Le Maire, le ministre français des Finances, a averti que la Libra représentait selon lui une menace pour la "souveraineté monétaire des Etats", qualifiant de "systémiques" les risques que pourrait entraîner cette "privatisation éventuelle d'une monnaie (...) détenue par un seul acteur qui a plus de 2 milliards d'utilisateurs sur la planète".

"Dans ces conditions, nous ne pouvons pas autoriser le développement de la Libra sur le sol européen", a-t-il dit à l'OCDE en septembre.

La semaine dernière, la société californienne de services de paiements PayPal a quitté l'association composée d'entreprises et d'organisations censées assurer la gouvernance de la future monnaie.

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