Bilan

Les Suisses sous-estiment le potentiel d'économies des cartes bancaires

Quelque 150 millions de transactions ont été effectuées à l'aide de cartes de crédit rien qu'en Suisse, pour un volume total dépassant les 17,7 milliards de francs.

Pour les utilisateurs occasionnels, le potentiel d'économie se monte à 1700 CHF sur les deux premières années, alors que pour les utilisateurs réguliers, il atteint 2500 CHF.

Crédits: Keystone

La plupart des consommateurs suisses sous-estiment le potentiel d'économies qu'ils pourraient réaliser sur l'utilisation de leurs cartes de crédit. C'est ce que révèle une étude comparative effectuée sur 186 cartes (crédit et prepaid) par le comparateur en ligne moneyland.ch, publiée mercredi, selon laquelle les coûts annexes peuvent surpasser la cotisation annuelle.

Les auteurs de l'étude signalent qu'en 2014, quelque 150 mio de transactions ont été effectuées à l'aide de cartes de crédit rien qu'en Suisse, pour un volume total dépassant les 17,7 mrd CHF. Plus de 6 mio de cartes de crédit sont actuellement en circulation en Suisse, et la tendance est à la hausse.

Pour les utilisateurs occasionnels, le potentiel d'économie se monte à 1700 CHF sur les deux premières années, alors que pour les utilisateurs réguliers, il atteint 2500 CHF.

Pour l'utilisateur occasionnel moyen de carte de crédit standard, la carte la plus avantageuse selon le comparatif est la Migros Cumulus MasterCard de Cembra Money Bank, dont le coût pour les deux premières années est de 54,45 CHF. Elle est suivie de la Supercardplus Visa & MasterCard (59,05) et de la Bonus Card Visa (61,80).

Pour les utilisateurs réguliers, la palme revient aux cartes de crédit de PostFinance (366,25 CHF). C'est également PostFinance qui mène le bal dans le segment des cartes haut de gamme (gold et platinum), suivie d'UBS Platinum Visa & MasterCard. Les auteurs soulignent que ce genre de cartes sont la plupart du temps incluses dans des offres combinées avec d'autres services bancaires.

Pour ce qui est des coûts annexes, l'étude signale des écarts particulièrement importants lors de l'utilisation des cartes à l'étranger. En plus de frais de service qui peuvent aller de 0,9% à 2,5% selon l'émetteur de la carte, une taxe de change est perçue, qui peut aller jusqu'à 3% de différence par rapport au taux de conversion interbancaire.

De plus, lors de retraits en espèces en devises étrangères, des commissions jusqu'à 4% peuvent être prélevées, sans compter celles éventuelles perçues par les banques tierces locales. Afin de réduire la note, le client suisse serait bien avisé "d'éviter autant que possible les retraits en espèces", recommande Benjamin Manz, directeur de moneyland.ch, cité dans l'étude.

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