Bilan

Les fintech menacent les bénéfices des banques

Les recettes et les gains reculeront fortement dans les crédits à la consommation, les services de paiement et les prêts aux PME, selon une étude du cabinet McKinsey.

Dans les services de paiements, les fintech permettront de contourner les infrastructures bancaires grâce aux offres gratuites de transfert d’argent.

Crédits: Dr

Les nouvelles technologies obligent les banques à se réinventer. Selon une étude publiée récemment par le cabinet de conseil McKinsey, environ 12'000 start up actives dans les fintech s’attaquent dans le monde entier à leurs activités traditionnelles. En cassant les prix, ces nouvelles entreprises qui fournissent des services financiers automatisés ou en ligne, ainsi que les géants de l’Internet, prendront une part importante des recettes encaissées et des gains obtenus jusqu’ici par les instituts financiers.

Les projections de McKinsey font peur. D’ici à 2025, les revenus et les profits chuteront de 40% et de 60% dans les crédits à la consommation, de 30% et de 35% dans les services de paiement, de 25% et de 35% dans les prêts aux PME.

Dans les petits crédits, l’arrivée de nouveaux acteurs se répercutera positivement sur les consommateurs en faisant reculer les taux d’intérêt, mais elle entraînera une baisse importante des marges chez les acteurs traditionnels. 

Contourner les banques 

Dans les services de paiements, les fintech permettront de contourner les infrastructures bancaires grâce aux offres gratuites de transfert d’argent via les smartphones et les tablettes. Ce printemps, Facebook a annoncé qu’il se lançait dans cette activité. Résultat: les banques perdront à l’avenir un volume non négligeable de commissions.

Les canaux digitaux révolutionneront aussi l’octroi de prêts aux PME, lesquelles profiteront de l’occasion pour diversifier leurs sources de financement. Là aussi, les fintech deviendront un rude concurrent pour les instituts financiers.

Le cabinet McKinsey ne prédit pas pour autant la disparition des banques. Ces dernières disposent de capacités importantes pour investir dans le digital et pour revoir leurs offres. C’est ce qu’elles ont déjà commencé à faire.

Jean Philippe Buchs
Jean-Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

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Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

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