Bilan

Les Bourses européennes se reprennent après le Brexit

Les Bourses européennes évoluaient à la hausse vendredi matin, les investisseurs continuant d'évacuer les craintes entourant le Brexit.
"Le rebond mondial post-Brexit a reçu un coup de fouet avec l'espoir de plus de mesures de soutien de la Banque d'Angleterre", ont commenté Mike van Dulken et Augustin Eden chez Accendo Markets. Crédits: AFP

Les Bourses européennes évoluaient à la hausse vendredi matin, les investisseurs continuant d'évacuer les craintes entourant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, avec l'espoir d'une intervention des banques centrales.


La Bourse de Londres portée par la BoE

Vers 07H30 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenait 29,55 points ou 0,45% par rapport à la clôture de la veille, à 6.533,88 points.

"Le rebond mondial post-Brexit a reçu un coup de fouet avec l'espoir (presque une confirmation) de plus de mesures de soutien de la Banque d'Angleterre (BoE) cet été pour contrebalancer l'impact économique de l'incertitude liée au choix du Royaume-Uni de quitter l'UE", ont commenté Mike van Dulken et Augustin Eden chez Accendo Markets.

Le gouverneur de la banque centrale britannique Mark Carney avait en effet déclaré jeudi qu'à son avis un assouplissement monétaire devrait être nécessaire "cet été".

Certaines banques progressaient, comme Standard Chartered (+1,84% à 575 pence) ou Lloyds Banking Group (+1,59% à 54,92 pence). Royal Bank of Scotland (RBS) perdait en revanche 0,35% à 171 pence.

Le secteur aérien était en hausse, avec EasyJet (+1,47% à 1.102 pence) et International Airlines Group (IAG) (+0,95% à 373,5 pence).

La Bourse de Francfort en hausse de 0,58%

L'indice vedette Dax, qui a repris plus de 4% sur les trois dernières séances, avançait à 07H24 GMT de 0,58% à 9.735,88 points, ce qui reste toutefois encore environ 500 points de moins qu'avant le choc du Brexit.

Parallèlement, le MDax des valeurs moyennes progressait de 0,47% à 19.936,74 points.

Il y a exactement une semaine, la place francfortoise se réveillait en panique, plongeant jusqu'à 10% face à la victoire surprise du camp du "Leave" au référendum britannique.

"Le Dax s'est repris ces derniers jours, mais la fin de l'alerte ne peut pas pour autant être donnée", prévient Ulrich Wortberg, analyste chez Helaba.

Parmi les sources d'optimisme pour les investisseurs, "les spéculations sur la BCE qui augmentent" sur une intervention à venir, des spéculations nourries par la promesse jeudi de la part de la Banque d'Angleterre (BoE) d'un assouplissement monétaire cet été, expliquent les analystes de Commerzbank, en appelant toutefois à la prudence.

Après avoir touché jeudi son plus bas depuis 1985, l'action Deutsche Bank rebondissait de 2,43% à 12,63 euros, en tête du Dax. La principale banque allemande, empêtrée dans une restructuration compliquée et des litiges judiciaires à n'en plus finir, a encore reçu des mauvais points ces derniers jours, avec un échec de sa filiale américaine à des tests de résistance organisés par la Réserve fédérale américaine (Fed) et des commentaires pessimistes formulés par le Fonds monétaire international (FMI).

Sa concurrente Commerzbank était aussi dans le haut du tableau avec une hausse de 0,96% à 5,88 euros. Selon le quotidien Handelsblatt, la banque, décidée à mettre l'accent surtout sur la banque d'investissement, va supprimer une centaine de postes dans d'autres activités à New York.

Volkswagen avançait de 1,62% à 110,05 euros. Le constructeur allemand Volkswagen est en mesure de remettre aux normes les 85.000 voitures équipées de moteurs 3 litres truqués aux Etats-Unis qui ne sont pas couvertes par le vaste plan d'indemnisation annoncé mardi, a indiqué son avocat.

Toujours dans l'automobile, BMW prenait 1,61% à 66,85 euros, avant l'annonce dans l'après-midi d'un partenariat avec l'américain Intel et l'israélien Mobileye dans la voiture autonome, alors qu'en parallèle aux Etats-Unis, une enquête a été ouverture sur un premier accident mortel impliquant une voiture autonome de Tesla.

Le fabricant de logiciels SAP cédait 0,25% à 66,99 euros, alors que son concurrent américain Oracle a été condamné en Californie à payer 3 milliards de dollars de dommages à Hewlett Packard Enterprise (HPE) dans un procès sur les logiciels pour serveurs fonctionnant sous microprocesseur Itanium, selon le Wall Street Journal.

La Bourse de Paris prend 0,51%

A 09H24 (07H24 GMT), l'indice CAC 40 prenait 21,66 points à 4.259,14 points. La veille, il avait terminé dans le vert (+1%) pour la troisième séance d'affilée.

Du côté des valeurs, le secteur bancaire était bien orienté avec Société Générale (+1,40% à 28,61 euros), Crédit Agricole (+1,15% à 7,65 euros) et BNP Paribas (+0,84% à 410,09 euros) qui a par ailleurs annoncé la création d'une holding intermédiaire aux États-Unis pour répondre aux exigences d'une nouvelle réglementation de la Réserve fédérale.

Le secteur automobile soutenait également le marché: Peugeot prenait 1,99% à 11,03 euros, Renault 1,34% à 69,36 euros, Valeo 1% à 40,53 euros et Faurecia 2,05% à 29,33 euros. Pourtant, le marché automobile français a subi un coup de frein en juin avec une croissance de seulement 0,8% mais reste en forte progression (+8,3%) sur les six premiers mois de 2016.

Kering (+2,06% à 148,35 euros) profitait pour sa part d'un relèvement de recommandation à "surpondérer" par les analyste de JPMorgan, tout comme Foncière des Régions (+1,59% à 81,28 euros), dont la recommandation a été relevée à "surperformer" par Exane BNP Paribas.

L'Oréal bénéficiait peu (+0,12% à 172,20 euros) de l'annonce de la signature d'un accord en vue de racheter Atelier Cologne, marque spécialisée dans la parfumerie de niche et vendue en distribution sélective, pour un montant non dévoilé.

Engie (+0,10% à 14,53 euros) compte sortir de l'enrichissement d'uranium en cédant sa participation au site de Georges Besse II, situé au Tricastin (Drôme), au groupe nucléaire Areva pour un montant qui pourrait être compris entre 100 et 150 millions d'euros, selon les Echos.

Safran reculait de 0,51% à 60,61 euros. Cinq candidats ont été retenus pour une première sélection sur douze offres non engageantes en vue de la reprise de Morpho, la filiale identité et sécurité du groupe aéronautique, selon La Tribune.

Enfin, Accorhotels progressait de 0,30% à 34,80 euros après la cession de 85 de ses établissements en Europe, pour une valeur de 504 millions d'euros, à une structure détenue à 70% par la société d'investissement Eurazeo et à 30% par Accorhotels.

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