Bilan

Les Bourses européennes nerveuses avant l'emploi américain

Au lendemain d'un fort rebond alimenté par la BCE, les Bourses européennes étaient dominées par la nervosité vendredi matin avant le rapport mensuel sur l'emploi américain.

La Bourse de Paris était dominée par la nervosité vendredi matin avant le rapport mensuel sur l'emploi américain, au lendemain d'un fort rebond alimenté par la BCE.

Crédits: AFP

Les Bourses européennes étaient dominées par la nervosité vendredi matin avant le rapport mensuel sur l'emploi américain, au lendemain d'un fort rebond alimenté par la BCE.

La Bourse de Paris chute de 1,40%

A 09H25 (07H25 GMT), l'indice CAC 40 perdait 65,38 points à 4.588,41 points. La veille, le marché Parisien avait terminé en forte hausse de 2,17%, un temps rasséréné par le soutien assuré de la Banque centrale européenne à l'économie de la zone euro.

La BCE s'est montrée préoccupée par la dégradation des perspectives de croissance et d'inflation en zone euro, tout en affirmant ne se fixer "aucune limite" dans son soutien à l'économie de la région, à l'occasion d'une conférence de presse de son président Mario Draghi.

Mais les investisseurs sont désormais focalisés sur "le rendez-vous incontournable de la journée" à savoir "la publication du rapport sur l'emploi américain à 14H30, variable clé pour les futures décisions de la Fed", la banque centrale américaine, relèvent les stratégistes du courtier Aurel BGC.

Les investisseurs redoutent l'annonce d'une remontée des taux directeurs aux Etats-Unis si la reprise économique se confirmait. La Fed mettrait ainsi fin à une politique monétaire ultra-accommodante, dont les marchés ont largement profité pendant des années.

Les pressions montent cependant sur l'institution monétaire américaine pour la pousser à attendre avant de remonter ses taux d'intérêt, alors que l'essoufflement de la croissance en Chine fait craindre un ralentissement de l'économie mondiale.

Du côté des valeurs, Neopost s'envolait de 10,36% à 33,50 euros, après l'annonce d'une "légère amélioration" de ses ventes au deuxième trimestre, grâce à des effets de change favorables.

Le titre profitait également d'un relèvement de recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par les analystes de Société Générale, tout comme Natixis (+1,36% à 5,81 euros) qui a vu sa recommandation passer à "superformer" contre "neutre" auparavant chez Credit Suisse.

Les valeurs du luxe étaient à la peine à l'image de Kering (-3,15% à 146,25 euros) et LVMH (-2,10% à 147 euros).

Le secteur pétrolier était lui aussi en mauvaise posture: Total perdait 1,35% à 40,88 euros et Technip 1,54% à 48,15 euros.

De son côté, Tessi gagnait 6,75% à 106 euros après avoir vu sa rentabilité s'envoler au premier semestre, sous l'effet du dynamisme de sa principale activité, celle spécialisée dans le traitement de documents.

Carmat prenait 2,85% à 62,02 euros. Le dernier des trois patients greffés d'un coeur artificiel Carmat, dont deux sont morts, a quitté l'hôpital et regagné son domicile alsacien à l'issue d'une période de rééducation.

Boiron reculait en revanche de 3,40% à 86,82 euros après avoir réitéré sa "prudence" pour ses perspectives en 2015.

 

La Bourse de Londres perd 1,34% en début de séance

Après une demi-heure de cotation, l'indice FTSE-100 des principales valeurs baissait de 82,71 points à 6.112,36 points.

"Il semble que nous allons voir de l'aversion au risque sur les marchés aujourd'hui (vendredi) avant ce qui est clairement un rapport très important sur l'emploi aux Etats-Unis, le dernier avant une réunion de la Fed dans environ deux semaines", a expliqué Craig Erlam, analyste chez Oanda.

La Bourse de Londres avait rebondi jeudi, à l'instar des autres marchés européens, après des propos jugés accommodants de Mario Draghi.

Mais la totalité des secteurs d'activités cotés sur la place britannique s'affichaient dans le rouge vendredi matin, avant la publication du rapport américain sur l'emploi et le chômage pour le mois d'août.

"S'il est meilleur que prévu, nous allons vendre par crainte d'une hausse des taux (par la Fed) et s'il est mauvais, cela constituera un nouveau signe des difficultés de l'économie mondiale", a souligné Jonathan Sudaria, courtier chez London Capital Group.

Les actions du secteur financier en souffraient, comme celles des autres secteurs: l'assureur Prudential perdait 1,83% à 1.370,50 pence, le fonds Schroders 1,63% à 2.772 pence et la banque Barclays 1,48% à 253,50 pence.

Dans la distribution, le vendeur de vêtements Next chutait de 3,25% à 7.585 pence et le détaillant de produits électroniques et de téléphones mobiles Dixons Carphone de 2,83% à 418,70 pence.

Du côté des compagnies minières, Anglo American cédait 2,11% à 709,70 pence, après avoir annoncé que sa filiale de platine en Afrique du Sud avait ouvert des discussions avec le producteur d'or Sibanye en vue de lui vendre des mines dans la région de Rustenburg, marquées ces dernières années par de violents conflits sociaux.

BHP Billiton cédait par ailleurs 1,31% à 1.095,50 pence et Rio Tinto 1,24% à 2.312 pence.

Les majors pétrolières se repliaient pour leur part une nouvelle fois, déprimées par le recul des cours de l'or noir: BP perdait 2,57% à 346,70 pence et Royal Dutch Shell (action "A") 1,02% à 1.642,50 pence.

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