Bilan

Les Bourses européennes en proie au doute

Les Bourses européennes évoluaient en forte baisse mercredi matin, incapable de se stabiliser face à l'évolution de la situation en Chine.

La place Francfortoise continue d'être secouée par le ralentissement économique de la Chine et les convulsions de ses places boursières.

Crédits: AFP

Les Bourses européennes évoluaient en forte baisse mercredi matin, incapable de se stabiliser face à l'évolution de la situation en Chine, dont les conséquences continuent de préoccuper les investisseurs.


La Bourse de Francfort toujours instable

A la Bourse de Francfort à 07H28 GMT, l'indice vedette Dax accusait une forte baisse de 2,02% à 9.923,78 points, après un fort rebond la veille (+4,97%) qui lui avait permis d'effacer ses lourdes pertes de lundi. Le MDax des valeurs moyennes cédait lui 1,34% à 19.041,64 points dans les premiers échanges.

La place Francfortoise continue d'être secouée par le ralentissement économique de la Chine et les convulsions de ses places boursières.

Lundi a été une journée noire pour l'ensemble des places mondiales mais l'annonce de mesures de relance mardi avait provoqué un rebond de forte ampleur à la Bourse allemande.

"Ce n'est pas encore terminé. Même si les mesures de politique monétaire prises par la banque centrale chinoise ont contribué à calmer la situation hier, la perception du risque sur les marchés financiers mondiaux reste haute", observent les analystes de Commerzbank.

Aucune valeur du Dax ne résistait à la nervosité ambiante, et tous ses pensionnaires démarraient la séance dans le rouge.

Le producteur de sel et d'engrais K+S limitait la casse en tête d'indice, avec une perte de 0,46% à 33,57 euros. Il était suivi par l'opérateur boursier Deutsche Börse (-0,85% à 77,31 euros) et le chimiste Lanxess (-0,89% à 45,02 euros).

En milieu de tableau, Deutsche Bank lâchait 1,74% à 25,71 euros. Selon le quotidien des affaires Handelsblatt, la séparation avec sa filiale Postbank pourrait coûter cher à la première banque allemande. Le journal croit savoir que Deustche Bank envisage un "scénario du pire" où Postbank serait valorisé 3,5 milliards d'euros, alors que le groupe avait payé 6,4 milliards en 2008 pour acquérir cette filiale.

Le constructeur automobile Volkswagen reculait de 2,21% à 164,10 euros, après la baisse de ses ventes mondiales de 3,7% sur un an en juillet, à cause du ralentissement des marchés chinois, russe et brésilien.

Les plus grosses pertes matinales étaient essuyées par l'énergéticien RWE (-2,42% à 13,53 euros), le fabricant de logiciels professionnels SAP (-2,60% à 58,70 euros) et le fabricant de gaz industriels Linde (-2,84% à 150,30 euros).

La Bourse de Londres en nette baisse

La Bourse de Londres évoluait en nette baisse de plus de 1,5% mercredi matin, au lendemain d'un fort rebond, alors que les marchés restent très volatils sur fond d'inquiétudes concernant la situation économique en Chine.


Vers 07H25 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 94,66 points ou 1,56% par rapport à la clôture de la veille, à 6.986,68 points.

La Bourse de Londres avait rebondi de plus de 3% mardi, profitant de l'annonce par la Banque populaire de Chine (PBOC) d'un abaissement de son taux d'emprunt à un an. Mais l'optimisme a été de courte durée et Wall Street a fini en baisse mardi.

"La volatilité est bel et bien vivante sur les marchés cette semaine", a souligné Augustin Eden, analyste chez Accendo Markets.

"La décision de la Banque populaire de Chine d'abaisser ses taux d'intérêt ainsi que les taux de réserve obligatoire des banques n'a pas suffi à pleinement rassurer les investisseurs", notaient les analystes de Saxo Bank.

Parmi les valeurs, le secteur minier, tributaire de la demande chinoise, se repliait de nouveau dans l'ensemble. Glencore perdait 3,53% à 139,2 pence, Anglo American 3,45% à 660,1 pence et Antofagasta 3,36% à 560 pence.

La banque Standard Chartered, très active en Asie, reculait de 2,79% à 724,2 pence.

Le groupe de luxe Burberry, qui dépend beaucoup de la demande des consommateurs chinois, perdait 2,44% à 1.358 pence.

RSA Insurance tirait son épingle du jeu et prenait 0,39% à 516,5 pence, alors que le groupe est en discussions avec Zurich Insurance pour être racheté pour 5,6 milliards de livres.

La Bourse de Paris accélère son repli

La Bourse de Paris accélérait son repli mercredi matin dans les premiers échanges, perdant plus de 2% dans le sillage de Wall Street, en proie à l'incertitude face à l'évolution de la situation en Chine.


A 09H27 (07H27 GMT), l'indice CAC 40 perdait 98,71 points à 4.466,15 points. La veille, le marché Parisien a signé un fort rebond de 4,14% au lendemain d'une séance tumultueuse.

"La clôture de Wall Street casse l'ambiance", soulignent dans une note les stratégistes d'Aurel BGC.

Le marché américain a terminé la séance en baisse mardi tandis que les places boursières européennes étaient parvenues à rebondir au lendemain d'une journée noire lundi, encouragées notamment par de nouvelles mesures de relances annoncées par la banque centrale de Chine.

"La tendance reste volatile et incertaine", soulignent de leur côté les analystes de Saxo Banque.

Les places boursières asiatiques ont terminé ce mercredi en ordre dispersé. La Bourse de Shanghai a fini en baisse de 1,27%, échouant à rebondir après deux jours de dégringolade tandis que la Bourse de Tokyo s'est montrée plus rassurée, terminant sur un rebond de plus de 3% après une série de plongeons.

"Malgré l'intervention de la Banque Populaire de Chine, les inquiétudes persistent sur la santé de la deuxième puissance économique mondiale car les mesures adoptées pourraient se montrer trop timides pour relancer durablement l'économie", ajoute Saxo Banque.

Les investisseurs s'inquiètent d'une possible contagion du ralentissement chinois à l'économie mondiale.

Ils continuent par ailleurs à s'interroger sur les intentions de la banque centrale américaine (Fed) concernant une hausse des taux dans l'environnement actuel.

Ils suivront à cet aune les commandes de biens durables en juillet aux Etats-Unis.

Du côté des valeurs, les poids lourds de la cote plombaient le marché à l'image de Total (-3,57% à 37,70 euros) et Sanofi (-2,69% à 84,32 euros).

Les valeurs industrielles étaient également à la peine: Arcelormittal reculait de 2,91% à 6,71 euros, LafargeHolcim 2,83% à 54,30 euros, Schneider Electric 2,67% à 53,85 euros.

LVMH (-2% à 144,60 euros) ne bénéficiait pas par ailleurs d'un relèvement de recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par les analystes de Société Générale.

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