Bilan

Les banques suisses s'attendent à une augmentation des résultats en 2018

Les banques se montrent confiantes en ce début d'année, malgré la persistance des taux négatifs.

Au cours des dernières années, les banques ont développé une capacité de résistance élevée, d'où cette confiance renforcée, analyse EY.

Crédits: keystone

Les banques se montrent confiantes en ce début d'année, malgré la persistance des taux négatifs. Selon le baromètre bancaire publié jeudi par le cabinet d'audit EY, 82% des établissements sondés tablent sur une nouvelle amélioration de leur résultats en 2018. L'année dernière, les optimistes ne représentaient que 68% de l'ensemble.

Les responsables des établissements interrogés n'ont "jamais été aussi optimistes" a déclaré face à la presse, Patrick Schwaller, associé gérant de EY.

Au cours des dernières années, les banques ont développé une capacité de résistance élevée, d'où cette confiance renforcée, analyse EY dans un communiqué. Le secteur s'attend par ailleurs à une amélioration conjoncturelle et un allègement des réglementations durant l'exercice en cours.

Les taux négatifs sont encore et toujours considérés comme problématiques. Comme l'année dernière, 86% des banques interrogées estiment que cet instrument de politique monétaire va peser sur la marche des affaires. Une majorité (57%) se refuse par ailleurs à répercuter systématiquement les taux négatifs auprès de la clientèle. Les clients dans la banque de détail ne sont pas concernés, affirme EY.

Plus d'institutionnels dans le crédit

La pénurie de placement résultant de l'érosion des marges en raison des taux négatifs amène par ailleurs plus d'investisseurs institutionnels - notamment des assureurs et des caisses de pension - à s'engager dans des activités de crédit. "Les banques ont su bien gérer la situation ces dernières années, mais elles sont également conscientes que plusieurs marchés vont connaître des distorsions", relève Olaf Toepfer, également associé gérant chez EY.

Malgré cela, les activités de crédit demeurent attrayantes pour les établissements helvétiques, même davantage par rapport à l'exercice écoulé. Le financement des PME devrait reprendre de plus belle, puisque la plupart de ces entreprises ont surmonté le choc du franc et sont en bonne santé.

En tout, 20% des banquiers sondés prévoient des provisions et des corrections de valeur sur leurs activités de crédit, contre 30% lors de l'édition 2017 du baromètre.

Les "effets fondamentaux" de la numérisation sont désormais reconnus par 53% des établissements interrogés, contre 26% précédemment. Les années précédentes, une majorité percevait ces technologies comme un simple canal de distribution supplémentaire. Actuellement, 75% des banques sondées n'excluent pas le recours à des systèmes de conseil automatisés ou "robo-advisors".

La sécurité demeure néanmoins comme une grande crainte liée à la numérisation. Il s'agit d'une véritable priorité pour les acteurs du secteur financier.

EY a conduit son enquête auprès de 100 membres de la direction de banques établies en Suisse, qu'elles soient des privées, étrangères, régionales ou cantonales. Des divisions des deux grandes banques UBS et Credit Suisse ont également participé.

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