Bilan

Les bancaires rebondissent à la Bourse suisse

Les trois valeurs bancaires du SMI, Credit Suisse, UBS et Julius Bär, s'affichaient en nette hausse vendredi, rattrapant leurs précédentes pertes liées aux incertitudes politiques.

A 10h26, l'action Credit Suisse s'installait en tête du SMI, suivie par UBS  et Julius Bär.

Crédits: keystone

Les trois valeurs bancaires du SMI, Credit Suisse, UBS et Julius Bär, s'affichaient en nette hausse vendredi, rattrapant leurs précédentes pertes. Les problèmes politiques en Italie et en Espagne ont pesé durant la semaine sur les valeurs bancaires, qui connaissent désormais un rebond technique.

A 10h26, l'action Credit Suisse s'installait en tête du SMI, avec une progression de 2,4% à 15,40 francs, suivie par UBS (+1,9% à 15,10 francs) et Julius Bär (+1,6%). L'indice vedette de la Bourse suisse évoluait quant à lui en hausse de 1,2%.

En Espagne, le socialiste Pedro Sanchez est en passe d'accéder au pouvoir après avoir convaincu une majorité hétéroclite de renverser vendredi Mariano Rajoy, au pouvoir depuis six ans mais affaibli par la condamnation de son parti pour corruption.

Sauf rebondissement de dernière minute, les députés espagnols devraient approuver dans la journée la motion de censure déposée par le Parti socialiste (PSOE) de M. Sanchez et porter ce dernier à la tête du gouvernement si M. Rajoy ne démissionne pas avant, ce que son entourage exclut.

"L'incertitude politique pourrait provoquer une volatilité accrue jusqu'à ce qu'il soit clair que la politique budgétaire (espagnole) soit maintenue", ont souligné les analystes d'UBS dans une note. Selon ces derniers, "des élections anticipées seraient accueillies positivement par les marchés, car elles devraient se solder par l'arrivée d'un gouvernement plus stable et engagé à réformer".

En Italie, le premier gouvernement d'alliance entre un jeune mouvement antisystème et un parti d'extrême droite doit prêter serment vendredi après-midi à Rome, sous la direction de Giuseppe Conte, un juriste complètement novice en politique qui a promis une politique anti-austérité et sécuritaire, ce qui agitait également les marchés.

Pour les spécialistes de Mirabaud Securities, les risques sont cependant limités. "S'il ne devait pas y avoir de contagion - ce que nous pensons à ce stade du cycle - la crise italienne ne contrariera pas la volonté de la BCE de resserrer sa politique monétaire", ont-ils estimé.

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