Bilan

Les 10 plus grandes IPO d'internet

Introduit en bourse vendredi 19 septembre à Wall Street, le site de vente en ligne chinois Alibaba a levé 25 milliards de dollars. Retour sur les dix IPO les plus importantes jusque là.
  • Jack Ma a piloté Alibaba vers la cotation en bourse depuis le lancement du site de vente en ligne.

    Crédits: Image: Peter Parks/AFP
  • 10: Renren; 743 millions de dollars. Ce réseau social chinois, quasiment inconnu hors du pays, a vécu son IPO en 2011. Aujourd'hui, la société (qui détient aussi des filiales dans les jeux vidéo, le commerce en ligne et d'autres réseaux sociaux spécialisés) est valorisée autour d'1,21 milliards de dollars.

    Crédits: Image: Frederick Brown/AFP
  • 9. Giant Interactive Group, 887 millions de dollars. GIG est un poids-lourd du marché du jeu vidéo en Chine. Plusieurs blockbusters sont sortis de ses ateliers. Son IPO a eu lieu en 2007. Et en juillet 2014, le rachat massif des actions a mené à un retrait de la bourse de New York après sept ans de cotation.

    Crédits: Image: Giant Interactive Group
  • 8: Zynga; 1 milliard de dollars. Née dans la Silicon Valley, Zynga est devenue en sept ans (création en 2007) l'un des leaders mondiaux des jeux en ligne (ZyngaPoker, FarmVille). L'IPO a été réalisée en 2011. En septembre 2014, la valeur boursière a été pratiquement multipliée par trois (2,71 milliards de dollars), notamment en raison du succès de FarmVille (près de 500 millions de personnes auraient joué depuis 2009 via Facebook).

    Crédits: Image: Justin Sullivan/AFP
  • 7: Shanda Games; 1,04 milliard de dollars. Autre mastodonte des jeux en ligne, Shanda Games est née en 2001 et est entrée en bourse en 2009. La société chinoise a bâti son modèle sur une offre très large entre MMO (Massive Multiplayer Online games, jeux en ligne à grand nombre de joueurs) et jeux vidéo plus traditionnels: près de 40 et 25 respectivement à l'été 2014. Le groupe est actuellement valorisé autour d'1,7 milliard de dollars.

    Crédits: Image: DR
  • 6: Infonet Services; 1,08 milliard de dollars. Infonet Services a été l'un des géants de la première vague internet dans les années 1990: la société proposait des services de communication et de transmission des données pour le compte de plus d'un millier de grands groupes dans le monde. L'IPO est intervenue en 1999 mais la société, rachetée en 2005 par BT pour 965 millions de dollars n'est plus cotée depuis neuf ans.

    Crédits: Images: DR
  • 5: Yandex; 1,3 milliard de dollars. En Russie, Google est loin de Yandex: le moteur de recherches russe détient plus de 60% du marché, maix propose aussi des services de mail, un portail d'informations et un site d'activités boursières. est valorisée autour d'1,21 milliards de dollars. Si la société est russe, son siège social est désormais implanté à La Haye (Pays-Bas) et Yandex est valorisée à hauteur de 9,54 milliars de dollars en septembre 2014.

    Crédits: Image: Mark Lennihan/Keystone
  • 4: Google; 1,6 milliard de dollars. Après le moteur de recherches russe, place au géant américain. Mais si Google est né comme un moteur de recherche conçu par Sergey Brin et Larry Page, les activités se sont très largement diversifiées depuis dans des domaines très divers. L'IPO qui a eu lieu en 2004 a fait des deux fondateurs deux des personnes les plus riches sur Terre. Aujourd'hui, Google est valorisée autour de 395 milliards de dollars.

    Crédits: Image: John MacDougall/AFP
  • 3: JD.com; 1,78 milliard de dollars. Avant Alibaba, il y a eu JD.com, autre géant chinois de la vente en ligne fondé lui en 1998 et dirigé par Richard Qiangdong Liu. Introduit en bourse à Wall Street cette année, deux ans après avoir développé une version anglophone, le groupe a triplé sa valeur boursière en quelques mois: 33,8 milliards de dollars.

    Crédits: Image: Andrew Burton/AFP
  • 2: Twitter; 1,82 milliard de dollars. Le réseau social de microblogging a vécu son IPO en 2013. Alors que certains évoquent un net ralentissement de sa croissance, sa valorisation boursière a tout de même été multipliée par 15 en quelques mois: 30,8 milliards milliards de dollars à la mi-septembre 2014.

    Crédits: Image: Andrew Burton/AFP
  • 1: Facebook; 16 milliards de dollars. C'était LE record pour une IPO de la tech jusqu'à Alibaba: le réseau social planétaire conçu et dirigé par Mark Zuckerberg est entré en bourse en 2012. En s'appuyant sur son milliard d'utilisateurs et sur un modèle alliant produits gratuits et publicité, tout en rachetant des sociétés placées sur d'autres créneaux (WhatsApp, Oculus Rift), Facebook a réussi son pari et est désormais valorisé autour de 199 milliards de dollars.

    Crédits: Image: Justin Sullivan/AFP

Tous les traders attendent ce moment depuis de longs mois: avec 25 milliards de dollars, cette introduction en bourse pourrait être «l'IPO de la décennie» selon Abir Oreibi, présidente de Lift à Genève et ancienne d'Alibaba. Un montant qui pourrait faire les affaires des 18 fondateurs réunis autour du CEO Jack Ma, qui détiennent 10% du capital, mais aussi et surtout de Yahoo! qui a racheté 24% des parts, et de la holding japonaise Softbank qui en détient 30%.

Si certains agitent le spectre de la bulle internet, avec des montants extrêmement importants atteints par des rachats ou des évaluations de valeurs de sociétés du secteur tech ces derniers mois, d'autres voient davantage dans l'arrivée sur le marché de nouveaux poids lourds l'occasion de mieux observer les comportements de ces grands groupes.

Attrait et appréhension: les deux sentiments suscités par les géants d'internet quand ils arrivent sur les marchés financiers sont à leur paroxysme le jour de la première cotation. Point commun de toutes ces grandes introductions en bourse: toutes se sont déroulées à Wall Street, quasiment toutes sur le NASDAQ. Souvent, des records sont battus. Voici les dix plus grandes IPO du web.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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