Bilan

Les cartes de crédit représentent l'avenir de Cembra Money Bank

À en croire son directeur général, la banque a gagné en robustesse car son activité repose sur trois piliers stables que sont les crédits à la consommation, le leasing et les cartes de crédit.

Dans trois ou quatre ans, Cembra sera davantage un émetteur de cartes de crédit qu'une banque active dans les crédits à la consommation.

Crédits: Keystone

Le modèle d'affaires de Cembra Money Bank va se tourner de plus en plus vers les cartes de crédit. Cette activité va représenter à terme plus de la moitié des revenus du spécialiste zurichois du crédit à la consommation, indique le directeur général Robert Oudmayer en interview lundi à The Market.

"La nature de notre modèle d'affaires est en train de changer", explique le patron de Cembra. Les cartes de crédit et le crédit-bail (leasing) automobile fait partie de l'univers de la banque depuis 2008. Le plafonnement des crédits à la consommation par le Conseil fédéral depuis 2016 a changé la donne pour le groupe.

Emetteur de cartes de crédit

Dans trois ou quatre ans, Cembra sera davantage un émetteur de cartes de crédit qu'une banque active dans les crédits à la consommation. "La majorité des revenus proviendra du secteur des cartes de crédit", affirme M. Oudmayer.

La banque a "gagné en robustesse", à en croire son directeur général, car son activité repose sur trois piliers stables que sont les crédits à la consommation, le leasing et les cartes de crédit. Pour les premiers nommés, la pression sur les marges se poursuit, en raison du plafonnement introduit en 2016. La situation devrait se stabiliser au deuxième semestre 2019.

L'introduction future d'emprunts aux entreprises s'inscrit dans cette logique de diversification. Pour les petites entreprises, Cembra souhaite offrir des prêts non garantis pour le flux de liquidités. Le groupe décidera cette année de la date d'introduction de ce produit.

Les moyens à disposition de Cembra lui permettent d'envisager des rachats d'entreprise. "Nous avons une bonne puissance de feu. Nous pouvons et voulons procéder à des acquisitions", souligne Robert Oudmayer. A cet égard, le patron de la banque exclut tout versement d'un dividende extraordinaire, estimant le taux de distribution - de 60% à 70% du bénéfice - suffisamment généreux.

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