Bilan

Le taux à dix ans de la Grèce chute après l'annonce d'un accord

Après dix-sept heures de négociations ardues, les dirigeants de la zone euro ont conclu lundi matin un accord "unanime" pour éviter in extremis une sortie de la Grèce de l'union monétaire.

Peu après 10H30, le taux à 10 ans du pays refluait à 11,923% contre 13,583% vendredi sur le marché secondaire où s'échange la dette déjà émise.

Crédits: AFP

Le taux à 10 ans de la Grèce reculait fortement lundi sur le marché obligataire en zone euro, profitant de l'annonce d'un accord entre la zone euro et la Grèce pour négocier un troisième plan d'aide.

Après dix-sept heures de négociations ardues, les dirigeants de la zone euro ont conclu lundi matin un accord "unanime" pour négocier un troisième plan d'aide à la Grèce et éviter in extremis une sortie du pays de l'union monétaire.

Peu après 10H30 (08h30 GMT), le taux à 10 ans du pays refluait à 11,923% contre 13,583% vendredi sur le marché secondaire où s'échange la dette déjà émise.

Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt évoluent en sens inverse de la demande et des prix.

De leur côté, les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie remontaient après avoir reculé dans les premiers échanges pour atteindre respectivement 2,151% contre 2,129% et 2,145% contre 2,134%, tandis que les taux allemands et français suivaient la même tendance à 0,913% contre 0,898% et 1,296% contre 1,283%.

"S'il y a un accord sur la Grèce, c'est peut-être bon pour les pays périphériques mais il n'y pas de raison que cela pèse sensiblement sur le Bund", l'emprunt d'Etat allemand à 10 ans, observe Patrick Jacq, un stratégiste obligataire de BNP Paribas.

"On ne peut pas dire que la perception de la sortie de la Grèce était considérée comme un danger immédiat pour la zone euro", note pour sa part Ronan Blanc, gérant obligataire chez Quilvest Gestion.

"Tout le monde avait en tête que la problématique grecque était assez cantonnée, avec un certain nombre de gardes-fous", notamment du côté de la Banque centrale européenne (BCE), poursuit-il.

Le pays, soumis à un contrôle des capitaux et dont les banques sont fermées depuis le 29 juin, vit suspendu aux aides d'urgence de la BCE.

Une fois conclu un accord, le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras aura fort à faire pour amadouer son opinion publique, à laquelle il avait promis de rompre avec l'austérité et les diktats des bailleurs de fonds.

Or, les réformes à présent réclamées par les créanciers de la Grèce, hautement impopulaires, sont encore plus sévères que celles qui avaient été rejetées massivement par 61% des électeurs lors du référendum du 5 juillet.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."