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Le système de prévoyance suisse reste dans un état critique, selon UBS

Le système de prévoyance suisse demeure dans "la zone rouge", incitant les particuliers à se tourner davantage vers des solutions de placement privé pour assurer leur retraite, selon UBS.

Le système de prévoyance suisse demeure dans "la zone rouge", incitant les particuliers à se tourner davantage vers des solutions de placement privé pour assurer leur retraite, ont indiqué mardi les spécialistes d'UBS. Au delà des versements facultatifs dans le 3e pilier, d'autres possibilités de prévoyance existent.

"En matière de prévoyance privée, le choix le plus évident réside dans l'épargne facultative du pilier 3a. Mais il existe aussi des leviers - moins connus - au sein du 2e pilier", a précisé Jackie Bauer, économiste d'UBS.

Des plans de prévoyance personnalisés au sein du 2e pilier permettent ainsi de compléter un système que les spécialistes de la banque aux trois clés jugent dans une étude "à bout de souffle".

Les plans de prévoyance nommés "1e" permettent ainsi à l'assuré de choisir librement sa stratégie de placement, en lui offrant un surcroît de sécurité dans la mesure où le capital est déposé sur un compte séparé. "En contrepartie, l'assuré est amené à se pencher plus sérieusement sur ses investissements", a ajouté UBS.

L'établissement reste néanmoins très critique vis-à-vis du système de prévoyance helvétique. "Chaque génération de retraités reçoit davantage du régime de prévoyance obligatoire qu'elle n'a cotisé. Or, d'après les projections actuelles, la population active ne croîtra guère plus à l'avenir, alors que le nombre des retraités fera plus que doubler."

Selon UBS, 2015 a marqué un tournant démographique en Suisse: pour la première fois, davantage de personnes sont parvenues à l'âge de la retraite que de personnes ont atteint 20 ans. L'AVS a ainsi affiché un solde de transfert négatif et le taux de couverture a encore diminué pour les caisses de pension.

UBS appelle les acteurs politiques à des réformes "indispensables", tandis que les particuliers doivent "assurer leurs arrières" avec des cotisations additionnelles.

Dans ce contexte, l'établissement zurichois a mené avec l'institut gfs un sondage sur le sujet. Si la majorité (83%) des personnes interrogées sait que les versements au 3e pilier sont déductibles des impôts, 43% ne savent pas que plusieurs comptes de ce type peuvent être ouverts par une même personne.

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