Bilan

Le système bancaire suisse nettement plus résilient qu'il y a dix ans

Le système bancaire suisse est devenu nettement plus résilient dix ans après la crise financière, a déclaré vendredi le président de la BNS Thomas Jordan.

La BNS tout comme les autorités de surveillance ont par ailleurs acquis une meilleure compréhension des risques, a déclaré Thomas Jordan.

Crédits: keystone

Le système bancaire suisse est devenu nettement plus résilient dix ans après la crise financière. La Banque Nationale suisse (BNS) tout comme les autorités de surveillance ont par ailleurs acquis une meilleure compréhension des risques, a déclaré vendredi le président Thomas Jordan en marge de l'assemblée générale de l'institut.

Près de dix ans après que la BNS s'est vu contrainte - conjointement avec la Confédération et la FINMA - de prendre des mesures pour stabiliser l'UBS et le système financier suisse, Thomas Jordan a souhaité tirer un bilan des actions mises sur pied afin de renforcer la résilience des banques suisses. "Nous pouvons être confiants sur ce point également."

Pour mémoire, la Suisse a pris en la matière des dispositions allant au-delà de celles fixées par les instances de réglementation internationales. Ce zèle s'explique par l'importance de la place financière du pays au regard de la taille de son économie: le secteur bancaire génère directement environ 5% de la valeur ajoutée et emploie plus de 115'000 personnes.

En ce qui concerne les banques axées sur le marché intérieur, Thomas Jordan constate que dans la plupart des cas, leur dotation en liquidités et en fonds propres "dépasse nettement les exigences minimales". Néanmoins, elles ont "de nouveau accru leur propension au risque ces dernières années, notamment en raison du contexte de taux d'intérêt bas".

Du côté des grandes banques, le président de la BNS observe une amélioration constante de la dotation en fonds propres et de la capacité à supporter des pertes en cas d'assainissement ou de liquidation. En effet, des filiales nationales ont été créées aussi bien par UBS que par Credit Suisse afin que les fonctions d'importance systémique puissent être assumées même en cas de crise.

Il reste pourtant du pain sur planche: à court terme, il faut "achever la constitution de fonds susceptibles de couvrir les pertes en cas de liquidation". D'autre part, d'ici 2019, les unités helvétiques des deux grandes banques devront disposer d'une importance opérationnelle et financière accrue par rapport au reste de l'établissement. "Une certaine humilité" s'impose donc encore.

M. Jordan s'est aussi prononcé sur la conjoncture helvétique et le franc. L'appréciation de la monnaie nationale a certes diminué mais le franc reste comme auparavant surévalué, a souligné le responsable.

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