Bilan

Le secteur financier suisse demeure stable

Le secteur financier suisse a généré en 2015 une valeur ajoutée brute de 80,3 milliards de francs pour quelque 400'000 postes de travail.

La place financière génère directement un franc de valeur ajoutée sur dix en Suisse.

Crédits: Keystone

Le secteur financier suisse a généré en 2015 une valeur ajoutée brute de 80,3 mrd CHF pour quelque 400'000 postes de travail en équivalents plein temps, selon une étude publiée mercredi par l'institut BAK Basel. La faiblesse des taux, la pression sur les marges et les coûts induits par l'inflation réglementaire pèsent sur cette industrie, qui demeure néanmoins un "pilier central de l'économie" helvétique.

Le secteur doit actuellement s'affirmer dans un environnement de marché difficile, résume BAK Basel dans un communiqué. Malgré des conditions exigeantes, il est parvenu néanmoins à augmenter légèrement sa performance économique en 2016.

La valeur ajoutée susmentionnée représente 12,9% de celle produite en Suisse. En termes d'emploi, la place financière fournit un poste sur dix dans le pays. Les collectivités publiques profitent de cette manne à hauteur de 19,8 mrd CHF sous forme de recettes fiscales. A titre d'exemple, les rentrées d'impôts émanant du secteur s'élèvent à 14,6% du total encaissé par la Confédération, les cantons et les communes, selon l'étude.

La place financière génère directement un franc de valeur ajoutée sur dix en Suisse. Dans le canton de Zurich, cette proportion est doublée. Selon l'institut économique bâlois, il s'agit de ratios record en comparaison internationale. Au cours des 20 dernières années, le secteur a progressé de 86% malgré la crise financière de 2008, contre 41% pour l'économie helvétique dans son ensemble.

D'autres sociétés actives dans des secteurs économiques différents profitent également du succès des banques, des assurances et des entreprises de services financiers, affirment les auteurs de l'étude. La demande en prestations produit ainsi des effets indirects sur la valeur ajoutée générée en Suisse, notamment auprès des cabinets de conseil, des sociétés spécialisées dans les technologies financières et l'informatique, les cabinets d'audits ou de révision.

BAK Basel met par ailleurs l'accent sur les investissements auxquels l'industrie financière devra consentir afin de bien négocier le virage du numérique. L'institut suppose que ces innovations apporteront des gains d'efficacité et de productivité. Cette croissance est estimée à 2% de la valeur ajoutés sur les dix prochaines années.

L'étude a été réalisée sur mandat des associations suisses des banquiers (ASB) et d'assurances (ASA).

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