Bilan

Le pétrole ouvre en hausse, entraîné par l'essor des marchés

Le pétrole profite d'un bond des places financières mondiales, d'inquiétudes géopolitiques ainsi que de l'espoir d'un déclin prononcé de l'offre américaine.

En ce qui concerne les Etats-Unis, le groupe privé Baker Hughes a annoncé que le nombre de puits actifs avait baissé de 26 unités la semaine dernière, ce que certains analystes interprètent comme le signe annonciateur d'une baisse prononcée de la production américaine.

Crédits: AFP

Le pétrole a ouvert en hausse lundi à New York, profitant d'un bond des places financières mondiales et, plus spécifiquement au marché de l'or noir, d'inquiétudes géopolitiques ainsi que de l'espoir d'un déclin prononcé de l'offre américaine.

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre prenait 79 cents à 46,33 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Depuis le début de la journée, on assiste à un bond des marchés sur la seule base de rumeurs de mesures de soutien monétaire au Japon et de l'éloignement de la perspective d'une hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis", après de mauvais chiffres sur l'emploi, a résumé Matt Smith, de ClipperData.

"C'est vraiment ce potentiel de relance monétaire qui soutient aujourd'hui les marchés", y compris l'or noir, a-t-il jugé.

D'autres observateurs mettaient cependant l'accent sur des actualités plus particulières au marché pétrolier.

"Le rebond des cours qui a commencé vendredi (en fin d'échanges américains) a été déclenché par le fait que la Russie poursuit les interventions militaires en Syrie et par les chiffres de Baker Hughes sur l'activité des puits aux États-Unis", ont noté les analystes de Commerzbank.

Si la Syrie n'est pas en elle-même un producteur majeur, le risque de contagion du conflit vers les pays voisins, notamment l'Irak et l'Arabie saoudite, inquiète les marchés.

En ce qui concerne les Etats-Unis, le groupe privé Baker Hughes a annoncé que le nombre de puits actifs avait baissé de 26 unités la semaine dernière, ce que certains analystes interprètent comme le signe annonciateur d'une baisse prononcée de la production américaine.

"On voit là de plus en plus de signes que le bas niveau des cours fait encore baisser la production de pétrole aux Etats-Unis", ont estimé les experts de Commerzbank, soulignant que l'activité de forage dans le pays était à son plus bas niveau depuis août 2010.

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