Bilan

Le nouveau patron de Deutsche Bank veut plus

Le nouveau patron de Deutsche Bank a promis jeudi de s'attaquer aux coûts "dispendieux" et "inacceptables" de la première banque allemande.

Au jour de la publication de résultats du deuxième trimestre en forte hausse, le Britannique John Cryan, en poste depuis début juillet, a estimé que ceux-ci, aussi satisfaisants soient-ils, "ne reflétaient pas l'énorme potentiel" du groupe.

Crédits: Reuters

Le nouveau patron de Deutsche Bank a promis jeudi de s'attaquer aux coûts "dispendieux" et "inacceptables" de la première banque allemande en soumettant toutes les activités à un "examen critique", laissant présager un grand nettoyage dans ses actifs.

Au jour de la publication de résultats du deuxième trimestre en forte hausse - une multiplication par plus de trois sur un an du bénéfice net, à 818 mio EUR, et une hausse de 17% du chiffre d'affaires à 9,2 mrd EUR - le Britannique John Cryan, en poste depuis début juillet, a estimé que ceux-ci, aussi satisfaisants soient-ils, "ne reflétaient pas l'énorme potentiel" du groupe.

"Nous devons être plus efficaces", a-t-il plaidé dans un communiqué, "nous devons être disciplinés sur comment, où et avec qui nous faisons affaire, nous devons soumettre tous les pays, les domaines d'activité, les produits et les relations d'affaire qui ne sont pas économiquement viables à un examen critique".

Deutsche Bank n'a pas tenu ses promesses de rentabilité ces dernières années, plombée entre autres par des charges liées à une multitude de litiges juridiques.

"Nous devons réduire la complexité de notre organisation car celle-ci empêche des décisions efficaces, des prises de responsabilité claires et conduit à des coûts dispendieux", a poursuivi le nouvel homme fort.

M. Cryan, un ancien d'UBS, a été nommé début juin par le conseil de surveillance, dont il faisait partie, pour succéder à l'Indo-Britannique Anshu Jain à la tête de Deutsche Bank. Secondé pour le moment par l'Allemand Jürgen Fitschen, il sera seul aux manettes à compter du printemps 2016.

Il a déjà indiqué au début du mois vouloir garder le cap de la stratégie tout juste mise sur les rails par MM. Jain et Fitschen, qui prévoit notamment la cession de la banque Postbank, et promis des annonces plus précises à l'automne.

Au deuxième trimestre, Deutsche Bank a profité de la bonne tenue de ses activités et d'effets de change favorables. L'envol de son bénéfice net renvoie entre autres à la faiblesse de la base de comparaison, le bénéfice du deuxième trimestre 2014 ayant été affecté par de lourdes charges fiscales.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."