Bilan

Le groupe Reyl & Cie restera à l'écart du programme américain

La banque Reyl ne participera pas au programme américain de régularisation fiscale. Le groupe Clientis a pris la même décision, tandis que Bordier et UBP ont confirmé leur participation en catégorie 2.

Reyl et Cie estime que sa participation n'est pas d'actualité et souligne n'avoir "jamais eu comme politique de démarcher des clients américains", à l'exception de sa filiale Reyl Overseas à Zurich.

Crédits: Keystone

Le groupe bancaire Reyl & Cie ne participera pas au programme américain de régularisation fiscale. La décision a été prise après un examen approfondi et sur la recommandation des conseils de Reyl, a fait savoir à AWP un porte-parole lundi. Le groupe Clientis a pris la même décision, tandis que Bordier & Cie et UBP ont confirmé leur participation en catégorie 2.

Reyl & Cie estime que sa participation n'est pas d'actualité et souligne n'avoir "jamais eu comme politique de démarcher des clients américains", à l'exception de sa filiale Reyl Overseas à Zurich. Cette dernière a été réglementée en 2011 par l'autorité de régulation américaine, la SEC, rappelle le groupe.

En novembre, le directeur général (CEO) François Reyl s'était déclaré "peu préoccupé" par le sujet.

Clientis a également indiqué lundi ne pas prendre part au programme américain. Les banques appartenant au groupe bernois sont persuadées de ne pas avoir violé de lois fiscales américaines, souligne un communiqué.

Clientis affirme que les affaires menées avec des clients étrangers ont une importance marginale, rappelant que ses banques - des établissements régionaux - se concentrent sur la "clientèle suisse dans leurs zones de marché respectives".

La société rappelle qu'elle a entrepris des mesures concernant ses clients américains. Depuis 2012, elle s'est séparée de tous ceux qui étaient domiciliés aux Etats-Unis. "La prise en compte des normes fiscales internationales fait aujourd'hui partie intégrante de la politique d'affaires des banques Clientis", indiqué le groupe.

Les clarifications liées au programme américain auront coûté 0,5 mio CHF à Clientis.

Bordier en catégorie 2 

Quant à Bordier, le groupe a confirmé lundi à AWP sa participation au programme, en catégorie 2. En janvier dernier, la direction avait indiqué qu'elle examinait une éventuelle inscription en catégorie 3, piste visiblement abandonnée depuis.

La situation est identique pour l'Union Bancaire Privée (UBP). L'établissement genevois a confirmé sa participation en catégorie 2. Une inscription en catégorie 3 avait été envisagée par UBP.

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