Bilan

Le franc demeure "nettement surévalué", selon la BNS

La membre du directoire de la BNS Andréa Maechler a estimé que le franc restait "nettement surévalué", essentiellement face à l'euro.

L'horlogerie, autre grand secteur à avoir été pénalisé par le renchérissement du franc, "a aussi été confronté à des problèmes conjoncturels.

Crédits: Keystone

Le franc reste "nettement surévalué", essentiellement face à l'euro, a estimé Andréa Maechler dans un entretien à la presse. Mais selon la membre du directoire de la Banque nationale suisse (BNS), certains secteurs font également face à des défis structurels et conjoncturels.

"Nous pensons que le franc reste nettement surévalué. Ce constant est particulièrement vrai par rapport à l'euro, qui est la monnaie la plus importante pour nos exportations", a dit Mme Maechler dans une interview à "24 Heures".

Concernant l'industrie des machines, la responsable a cependant souligné que cette dernière faisait face à d'autres défis, notamment des "changements structurels et technologiques", ainsi qu'à des besoins d'innovation. Le commerce de détail a quant à lui souffert du tourisme d'achat, mais "la situation à ce niveau semble de stabiliser", a-t-elle ajouté.

L'horlogerie, autre grand secteur à avoir été pénalisé par le renchérissement de la monnaie helvétique, "a aussi été confronté à des problèmes conjoncturels, notamment à la forte baisse de la demande en provenance d'Asie", a précisé Mme Maechler.

Revenant sur les taux négatifs introduits par la BNS pour lutter contre l'appréciation du franc, elle a estimé que "ce n'est pas le coût direct du taux négatif qui représente le défi le plus important pour les caisses de pension, mais le faible niveau de rendement des places à l'échelle mondiale".

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