Bilan

Le bénéfice de HSBC plonge de 29%

La décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne tout comme l'essoufflement persistant de l'activité en Chine pèsent sur les résultats de HSBC.

Ébranlé par les scandales et des résultats décevants, HSBC avait annoncé en juin 2015 qu'il se séparait de près de 50.000 employés dans le cadre d'un plan de restructuration planétaire.

Crédits: Reuters

HSBC a vu son bénéfice avant impôts plonger de 29% sur un an au premier semestre, avec un effondrement de 45% au 2e trimestre, a annoncé la banque britannique, qui pâtit du ralentissement chinois et des turbulences liées au Brexit, après une volatilité "extrême" des marchés en début d'année.

Pour les premiers six mois de 2016, HSBC a dégagé un bénéfice avant impôts de 9,7 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros), selon un communiqué diffusé mercredi à Hong Kong.

La décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne --qui agite les places financières et pourrait précipiter l'économie britannique dans la récession-- tout comme l'essoufflement persistant de l'activité en Chine, deuxième économie mondiale et marché clé de HSBC, pèsent sur les résultats.

La plus grande banque européenne a vu fondre son chiffre d'affaires de 11% sur les six premiers mois de 2016, à 29,5 milliards de dollars.

Le vote de juin entérinant le Brexit "n'avait pas été anticipé", a reconnu le président du groupe Douglas Flint, tout en assurant que HSBC émergeait "en sécurité" de cette période d'intense volatilité.

Pour autant, les activités de la banque en Grande-Bretagne pourraient ne pas être épargnées, alors que Londres devra négocier les conditions de son divorce avec l'UE, un processus "complexe et exigeant beaucoup de temps", a noté M. Flint.

De façon générale, "nous entrons dans une période d'incertitudes renforcées, où les risques économiques seront éclipsés par les événements politiques et géopolitiques", a insisté le responsable.

Un climat d'"incertitudes" qui a poussé le groupe à abandonner son objectif d'un rendement des fonds propres supérieur à 10% d'ici la fin 2017 (contre 7,4% seulement fin juin).

Sur le seul deuxième trimestre, HSBC a enregistré un bénéfice net de 3,6 milliards de dollars, soit quasiment moitié moins que sur la même période un an auparavant (6,6 milliards) et en deçà des attentes des analystes.

Le mastodonte du secteur bancaire britannique avait déjà vu ses profits s'enfoncer de 18% au premier trimestre, sous l'effet d'une volatilité "extrême".

L'effondrement des cours du pétrole et les craintes sur le ralentissement économique chinois avaient alimenté en janvier et en février des mouvements de panique sur les marchés boursiers, et les segments marché et gestion du patrimoine de HSBC avaient particulièrement souffert.

Ébranlé par les scandales et des résultats décevants, HSBC avait annoncé en juin 2015 qu'il se séparait de près de 50.000 employés dans le cadre d'un plan de restructuration planétaire, incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie.

Cette cure d'amaigrissement, qui vise à libérer des moyens afin de permettre à la banque de s'ancrer davantage en Asie, s'est poursuivie cette année: HSBC a annoncé fin juillet la finalisation de la cession de ses activités au Brésil, tout en indiquant être en négociations pour vendre son activité au Liban.

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