Bilan

La Suisse 4e pays mondial pour la valeur boursière des entreprises

Contrairement à ses principaux voisins européens, la Suisse fait mieux que se défendre au niveau des capitalisations boursières de ses entreprises: elle consolide cette année sa 4e place au classement mondial établi par PwC.
  • La Suisse est le 4e pays au monde pour la valorisation boursière de ses grandes compagnies.

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  • Apple est non seulement la plus forte valorisation boursière au monde (725 milliards de dollars) mais aussi l'une des entreprises qui a vu sa cote augmenter le plus vite sur les douze derniers mois (+255 milliards de dollars, +54%).

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  • Avec 267 milliards de dollars de valorisation boursière, Novartis est la plus forte capitalisation suisse: la pharma bâloise a gagné 169% en un an.

    Crédits: Image: Seb Bozon/AFP
  • Avec 237 milliards de dollars de valorisation boursière, Roche est la seule des trois grandes sociétés suisses du top 100 mondial à voir sa capitalisation baisser (-28 milliards entre 2014 et 2015).

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  • Nestlé est le 3e géant suisse du top 100 mondial des valorisations boursières avec 243 milliards de dollars.

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Si la Suisse a largement bâti son succès sur un réseau dense et efficace de PME, elle peut compter sur quelques locomotives de premier ordre. Et ces géants mondiaux se portent plutôt bien, contribuant au rayonnement et au succès de la Suisse. Une réussite qui se mesure notamment dans leur valorisation boursière. Et selon l'étude 2015 du cabinet PwC baptisée Global market capitalisation vient à l'appui de ce constat: la Suisse se retrouve au 4e rang mondial pour la capitalisation de ses plus grandes entreprises.

Avec trois entreprises dans le top 100 mondial (Novartis à 267 milliards de dollars, Roche à 264 milliards de dollars, Nestlé à 243 milliards de dollars), la Suisse atteint un total de 748 milliards de dollars et se situe derrière le Royaume-Uni (941 milliards de dollars), la Chine (1973 milliards de dollars) et les Etats-Unis (9322 milliards de dollars).

Apple très largement en tête

Largement en tête, les USA profitent du boom du secteur techno. Apple atteint une capitalisation boursière record de 725 milliards de dollars, soit presque autant que Novartis, Roche et Nestlé réunis. Entre 2014 et 2015, la marque à la pomme est passée de 469 à 725 milliards de dollars, soit une augmentation de 255 milliards (+54%). Si d'autres géants de la branche figurent dans le top 100 (Google, IBM, Qualcomm,...) mais tous ne sont pas orientés à la hausse ces derniers mois.

La plupart des grandes puissances économiques européennes sont en recul: l'Allemagne, la France et l'Italie voient la capitalisation boursière de leurs géants reculer. L'Italie n'a même plus de firme présente dans le top 100, tandis que la France chute du 4e au 6e rang et que la somme des valorisations boursières allemandes a perdu 35 milliards de dollars au cours des douze mois écoulés. Impact de l'euro faible? Les taux de change peuvent expliquer en partie cette baisse, mais ne peuvent être le seul facteur: Espagne, Belgique, Pays-Bas et Irlande, qui ont aussi adopté la monnaie unique européenne, voient les valorisations de leurs grandes entreprises croître.

La hausse de la pharma dope Roche et Novartis

Autre baisse européenne non imputable à la chute de l'euro: la somme des huit principales valorisations boursières britanniques a perdu 162 milliards de dollars entre 2014 et 2015 et se retrouve sous la barre des 1000 milliards de dollars.

Au niveau sectoriel, tous les secteurs sont orientés à la hausse sauf le pétrole et gaz (-6%) et les matières premières (-16%). Mais la plus forte hausse intervient dans les services aux consommateurs (+16%) et la santé (+11%). Le second secteur favorise notamment les deux géants pharmas bâlois et cette tendance observée depuis plusieurs années devrait leur permettre de continuer à jouer le rôle de locomotive pour l'économie suisse.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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