Bilan

La place genevoise touchée par le scandale de corruption Petrobras

"Le Temps" révèle ce vendredi que plusieurs banques genevoises ont contribué à cacher des fonds illicites du géant pétrolier brésilien. Au moins une vingtaine de comptes auraient été utilisés en Suisse pour un montant de 100 millions de dollars.

Les banques mises en cause ont refusé de commenter ces informations. Selon "Le Temps", l'une d'entre elles aurait cependant averti le Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent (MROS) après avoir eu des doutes sur des transactions.

Crédits: Keystone

Le scandale de corruption Petrobras, qui secoue actuellement le Brésil, touche également la place financière suisse, plusieurs banques notamment genevoises ayant servi à abriter des fonds illicites du géant pétrolier, a révélé vendredi "Le Temps".

Le journal s'est procuré l'audition de l'ancien directeur de l'ingénierie de Petrobras, Pedro José Barusco, décrit comme étant "l'une des pierres angulaires du système de corruption". Ce dernier a notamment cité les établissements suisses ou établis dans la Confédération Banque Safra, HSBC, Royal Bank of Canada, Banque Cramer, Lombard Odier, Pictet, Julius Bär et PKB comme ayant abrité l'argent de la corruption.

Au total, au moins une vingtaine de comptes auraient été utilisés en Suisse pour un montant de 100 mio USD, a poursuivi le quotidien.

Les banques mises en cause ont refusé de commenter ces informations. Selon le journal, l'une d'entre elles aurait cependant averti le Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent (MROS) après avoir eu des doutes sur des transactions.

En avril 2014, le Ministère public de la Confédération (MPC) avait ouvert une enquête pénale pour blanchiment d'argent, après une dénonciation au MROS. Une demande d'entraide judiciaire avait été adressée aux autorités brésiliennes.

Au Brésil, la justice enquête sur des dizaines de personnes, des entrepreneurs mais également 12 sénateurs et 22 députés, accusés d'avoir participé à un gigantesque réseau de corruption autour du fleuron de l'économie nationale et plus grosse entreprise du pays, Petrobras, aux mains de l'État.

La police estime que le réseau aurait pu détourner 4 mrd USD depuis 10 ans, destinés notamment à financer des hommes et partis politiques de la coalition au pouvoir, via des pots-de-vin et des surfacturations par des entreprises du BTP en contrat avec Petrobras.

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