Bilan

La place financière de Zurich se remet de la crise

La place financière de Zurich se remet petit à petit de la crise de 2008 et devrait contribuer clairement à la croissance de la région zurichoise cette année.

Le secteur financier reste la "colonne vertébrale de l'économie zurichoise", a lancé le directeur de Bakbasel Martin Eichler lors de la présentation de l'étude. Elle pèse pour près de la moitié de l'ensemble du secteur en Suisse.

Crédits: Keystone

La place financière de Zurich se remet petit à petit de la crise de 2008 et devrait contribuer clairement à la croissance de la région zurichoise cette année. Le dynamisme est toutefois moins prononcé par rapport à d'autres concurrentes comme Londres ou Luxembourg, une tendance constatée depuis le début du millénaire, selon une étude publiée mardi par Bakbasel, sur mandat de la Direction de l'économie du canton de Zurich.

Le secteur financier reste la "colonne vertébrale de l'économie zurichoise", a lancé le directeur de Bakbasel Martin Eichler lors de la présentation de l'étude. Elle pèse pour près de la moitié de l'ensemble du secteur en Suisse.

Zurich figure parmi les "leaders mondiaux", mais a affiché entre 2000 et 2013 une croissance de 1,1%, un niveau plus modeste que Londres (+1,8%), Luxembourg (+1,7%) mais aussi Vienne (+3,5%) ou même Madrid (+3,4%).

Malgré tout, l'attractivité de la place financière zurichoise demeure intacte, selon Bakbasel. En témoigne le niveau de fortune géré aux bords de la Limmat et qui place Zurich dans le top 5 mondial. Plus d'un quart des fonds transfrontaliers dans le monde sont administrés dans la région zurichoise.

En 2013, la place zurichoise a atteint un taux de croissance de 2,7% pour une valeur ajoutée brute de 28 mrd CHF, soit un cinquième de l'économie régionale. Elle est pourvoyeuse de 97'5000 emplois.

La croissance réelle du secteur devrait se situer à un niveau plus élevée que l'ensemble de l'économie ces deux prochaines années et atteindre un plus haut en 2016, avec +2,7%. La progression du nombre d'employés devrait rester faible, à en croire Bakbasel, avec des hausses annuelles de 0,9% en 2015 et 2016.

"L'environnement des banques est en pleine mutation", a déclaré M. Eichler qui en veut pour preuve la baisse de la rentabilité enregistrée ces dernières années.

Les banques doivent se soumettre à un processus d'"industrialisation" pour y remédier. Les établissements devront aussi se concentrer sur leurs forces et leur coeur de métier car, à l'avenir, ils ne pourront plus servir des clients dans tous les pays et dans tous les domaines. Cela implique une consolidation du secteur bancaire mais aussi l'externalisation de certaines tâches, selon Martin Eichler. "Nombre de ces activités peuvent rester à Zurich", conclut-il.

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