Bilan

La FINMA est critiquée dans le cadre de la liquidation de BPES

La liquidation de Banque Privée Espirito Santo (BPES) à Lausanne par l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) est vivement critiquée par certains ex-employés, qui s'estiment lésés.

Ni la FINMA, ni Carrard Consulting, structure créée et mandatée pour suivre la liquidation de Banque Privée Espirito Santo, n'ont répondu favorablement aux demandes d'anciens employés, qui attendent toujours le versement de leur salaires.

Crédits: Keystone

La liquidation de Banque Privée Espirito Santo (BPES) à Lausanne suscite des critiques de la part de certains ex-employés, qui s'estiment lésés. La gestion du dossier par l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) est pointée du doigt par ces personnes, qui se sont exprimées sous le couvert de l'anonymat lundi, dans "L'Agefi".

Ni la FINMA, ni Carrard Consulting, structure créée et mandatée pour suivre la liquidation bancaire, n'ont répondu favorablement aux demandes d'anciens employés, qui attendent toujours le versement de leur salaires. Pour leur part, les liquidateurs seraient rémunérés sur la masse en faillite, selon le quotidien.

Selon les estimations d'employés licenciés, quelque 100 mio CHF de liquidités figuraient au bilan de BPES, filiale lausannoise de la banque portugaise, au moment de la cessation d'activités, le 19 septembre dernier. La FINMA a donné la priorité aux déposants privilégiés au détriment d'autres créanciers, comme les employés qui attendent leur salaire.

Un fonds de garantie peut être activé pour le remboursement des salaires, si la somme au bilan devait se révéler insuffisante.

Mais, selon "L'Agefi", l'autorité de surveillance ne veut pas créer de précédent en activant ce fonds. "Je vis au jour le jour dans un purgatoire administratif qui risque de durer des années", déplore l'un des employés. "Je ne crois plus en la FINMA", renchérit un autre.

Des procédures judiciaires ont été engagées à l'encontre des liquidateurs de la FINMA. L'un des employés estime toutefois ses chances de réussite minces.

L'Association suisse des banquiers (ASB), par la voix de son président romand Jean-Christophe Schwaab, se dit soucieuse de la manière dont la FINMA dirige la liquidation. "Tant que l'état de collocation n'est pas définitivement arrêté, les anciens employés ne peuvent pas toucher la part des salaires non encore payés", souligne-t-il. Selon M. Schwaab, la plupart d'entre eux auraient droit à des "montants importants".

Pour sa part, la FINMA précise que les liquidateurs ont adopté des mesures d'urgences pour des cas particuliers.

Quelque 70 employés avaient été licenciés le 19 septembre.

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