Bilan

La Chine va limiter les retraits par carte bancaire à l'étranger

Le réseau China Union Pay, le principal émetteur de cartes bancaires en Chine, va limiter à 100.000 yuans (14.000 euros) par an les retraits d'argent liquide à l'étranger.

Les dépenses des touristes chinois à l'étranger ont augmenté de 27% en 2014 pour atteindre 165 milliards de dollars, avait indiqué en juillet l'Organisation mondiale du tourisme.

Crédits: Reuters

La Chine a imposé un plafond limitant le volume d'argent liquide qu'il est possible de retirer avec les cartes bancaires chinoises dans des distributeurs à l'étranger, ont rapporté mardi des médias d'Etat, alors que s'intensifient les craintes de fuites de capitaux après la récente dévaluation du yuan.

China UnionPay --l'équivalent chinois de Visa ou de MasterCard, et qui émet la quasi-totalité des cartes de paiement des établissements bancaires chinois-- va désormais limiter à 100.000 yuans (14.000 euros) par an les retraits effectués à l'étranger, a indiqué China National Radio (CNR).

Ce plafond, qui sera effectif début 2016, est destiné "à renforcer la lutte contre le blanchiment d'argent et à limiter les risques financiers", a assuré UnionPay, cité par CNR.

Actuellement, les détenteurs d'une carte UnionPay pouvaient retirer à l'étranger l'équivalent de 10.000 yuans par jour.

Ce durcissement intervient alors que nombre d'experts font état d'importants flux de capitaux hors du pays, dopés par la recherche de placements plus rémunérateurs.

Cette tendance s'est accélérée après la soudaine dévaluation du yuan, de quasiment 5%, courant août et sur fond d'essoufflement persistant de l'économie chinoise.

La Chine avait déjà durci début septembre ses règles sur les mouvements de capitaux.

L'Administration d'Etat supervisant le marché des changes (SAFE) avait ainsi demandé aux institutions financières à Shanghai et à Canton de renforcer leurs contrôles de conversion et de vente de devises étrangères, selon plusieurs médias.

La banque centrale chinoise (PBOC) avait de son côté indiqué qu'elle exigeait désormais que les banques chinoises paient un dépôt de 20% sur les ventes à terme de devises étrangères, afin de limiter la spéculation. Les ventes à terme consistent à proposer des devises à l'avance, et à un prix déterminé.

Autre conséquence de la brutale dévaluation décidée par Pékin, les réserves de change chinoises, les plus importantes au monde, ont fondu en août de quelque 93 milliards de dollars, selon des chiffres officiels, une facture salée due aux ventes massives de dollars par les institutions publiques pour soutenir après coup le cours du yuan.

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