Bilan

La Bundesbank s'oppose à davantage de crédits des banques grecques

Le président de la Banque centrale allemande s'oppose à ce que les banques grecques aient accès à davantage de financements d'urgence de la part de la BCE.

"Je suis contre une augmentation des crédits d'urgence", a déclaré le chef de la Bundesbank, jugeant que le nouveau gouvernement grec de gauche radicale avait "fortement mis à mal la confiance" de ses partenaires européens.

Crédits: AFP

Le président de la Banque centrale allemande, Jens Weidmann, a indiqué être opposé à ce que les banques grecques aient accès à davantage de financements d'urgence de la part de la BCE, dans un entretien au magazine Focus publié vendredi.

"Je suis contre une augmentation des crédits d'urgence", a déclaré le chef de la Bundesbank, jugeant que le nouveau gouvernement grec de gauche radicale avait "fortement mis à mal la confiance" de ses partenaires européens.

Les banques grecques se refinancent à l'heure actuelle auprès de la banque centrale de Grèce, avec des prêts d'urgence, plus onéreux pour elles, dans le cadre d'un mécanisme appelé ELA approuvé par la BCE. Le plafond de ce mécanisme a encore été relevé cette semaine à 71,1 milliards d'euros.

Le conseil des gouverneurs, auquel siège M. Weidmann au même titre que tous les gouverneurs des 19 pays de la zone euro et les six membres du directoire de la BCE, prend ses décisions sur ELA à la majorité des deux-tiers.

Début février, la BCE avait arrêté d'accepter des banques leurs obligations souveraines grecques en tant que garanties dans ses opérations hebdomadaires de prêts, importante source de financement pour elles, mettant fin à un régime de faveur dont elles bénéficiaient jusqu'alors, à cause des incertitudes entourant l'action du gouvernement d'Alexis Tsipras et les réformes réclamées par les créanciers du pays.

"Si un Etat membre de la zone euro décide de ne plus remplir ses obligations et cesse d'honorer les paiements à ses créanciers, alors une faillite désordonnée est inévitable", a déclaré Jens Weidmann, qui a toujours été tenant d'une ligne dure à l'encontre de la Grèce.

Mais jeudi encore, le ministre grec de l'Economie Georges Stathakis s'est dit optimiste sur un accord d'ici la semaine prochaine entre la Grèce, à court d'argent, et ses créanciers, afin qu'elle reçoive au moins une partie des 7,2 milliards qu'il lui reste à obtenir de l'Union européenne avant que les caisses de l'Etat soient totalement vides.

"Visiblement les gouvernements des autres pays ont l'impression qu'une solution pourrait encore être trouvée. Mais nous n'avons plus beaucoup de temps, cela devient serré", a considéré le président de la Buba.

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