Bilan

La Bourse suisse en nette hausse, les marchés misent sur Macron

L'avance de l'europhile Emmanuel Macron dès le premier tour serait un "scénario rêvé" pour les marchés.

La bourse suisse en nette hausse le jour après le premier tour des élections françaises. 

Crédits: DR

La Bourse suisse a entamé la semaine sur une hausse marquée. Son indice phare SMI a profité, à l'image de l'ensemble des places boursières, des résultats du premier tour de l'élection présidentielle française. L'élection se jouera désormais entre le candidat centriste Emmanuel Macron, favori des investisseurs, et sa rivale eurosceptique Marine Le Pen. En Suisse, c'est la confirmation du départ du directeur général (CEO) de LafargeHolcim, Eric Olsen, qui occupe le devant de la scène.

L'avance de l'europhile Emmanuel Macron dès le premier tour est un "scénario rêvé" pour les marchés, estime un courtier. Le bon résultat de l'ex-ministre de l'économie de François Hollande a écarté le spectre d'un duel entre les deux pourfendeurs de l'UE, Marine Le Pen et le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

Mais quand bien même les instituts de sondage prédisent à l'unanimité la victoire de Macron, il serait pour le moins hasardeux de la considérer comme acquise, prévient un observateur. En effet, la force de mobilisation de l'électorat du Front national reste intacte et ses chances de l'emporter concrètes.

A 09h10, le Swiss Market Index (SMI) grimpait de 1,49% à 8681,13 points. Le Swiss Leader Index (SLI) bondissait de 1,69% à 1388,80 points et l'indice élargi Swiss Performance Index (SPI) de 1,38% à 9780,11 points. L'euro avait également le vent en poupe et a franchi la barre de 1,08 face au franc suisse, avant de revenir à 1,0790. Le marché obligataire en francs, mesuré au Future Conf, accuse pour sa part un recul marqué (-85 points de base).

Les 30 titres du tableau SMI/SLI étaient tous en hausse. Les bancaires UBS (+3,9%), CS (+3,0%) et Julius Bär (+2,6%) ainsi que les cycliques Adecco (+3,0%), Richemont (+2,9%) et ABB (+2,5%) profitaient particulièrement des résultats électoraux en France.

LafargeHolcim (+0,9%) faisait moins bien que la moyenne du marché après l'annonce du départ de son CEO Eric Olsen pour mi-juillet suite à l'affaire liée à ses activités en Syrie. Après une étude interne approfondie, le conseil d'administration du cimentier est arrivé à la conclusion que son futur ex-patron n'était pas responsable des manquements constatés, et estime que ce dernier n'en avait pas eu connaissance.

A en croire le colosse franco-suisse, la démarche de M.Olsen est motivée par son désir de ramener le calme dans l'entreprise. Le rapport a confirmé que certaines mesures entreprises pour assurer la poursuite des activités en Syrie n'étaient pas acceptables.

Les analystes suivent les événements d'un oeil critique. Cette démission est "une étape supplémentaire sur la voie de l'autodestruction de LafargeHolcim", a commenté Bernstein.

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