Bilan

La BNS toujours contrainte à racheter des devises et à les placer

Le président de la BNS Thomas Jordan rappelle que son établissement a racheté pour 67 milliards de francs de devises étrangères l'an dernier afin de brider l'appréciation du franc.

M. Jordan rappelle que la politique de son établissement vise à garantir une solide dotation en fonds propres.

Crédits: Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) souligne vendredi en préambule à son assemblée générale ordinaire l'importance du placement des devises étrangères qu'elle acquiert afin de brider l'appréciation du franc. Le président de la direction générale de l'institut d'émission monétaire Thomas Jordan rappelle au passage que son établissement a racheté pour 67 mrd CHF de telles devises l'an dernier, selon le texte de son discours.

Le banquier central en chef met notamment en exergue la nécessité pour la BNS d'élargir son univers de placement, afin de pouvoir rapidement acheter ou vendre ses nouvelles devises en cas de besoin. La diversification a par ailleurs pour effet de stabiliser la valeur des réserves monétaires.

L'accroissement continuel du bilan ces dernières années amène cependant de plus grandes fluctuations dans les résultats, le potentiel de gain comme de perte en étant augmenté d'autant. Le garant de la stabilité monétaire assure ne pas redouter de revers occasionnels, ni même de se retrouver avec des fonds propres négatifs. M. Jordan rappelle néanmoins que la politique de son établissement et la convention concernant la redistribution de ses bénéfices visent à garantir une solide dotation en fonds propres.

Le président du conseil de banque Jean Studer s'est pour sa part posé la question de savoir si la nécessité du recours à des politiques non conventionnelles remettait en cause la pertinence du cadre institutionnel de la BNS à notre époque. Le superviseur en chef de la BNS rappelle que le Conseil fédéral a conclu en fin d'année dernière que ce cadre avait fait ses preuves et qu'il n'était pas justifié d'y apporter des modifications.

La souplesse des règles auxquelles est soumise la BNS lui permet justement de bénéficier de suffisamment de flexibilité pour réagir aux changements structurels tout en accomplissant son mandat dans l'intérêt général du pays, y compris en cas de turbulences en provenance de l'étranger, assure M. Studer.

Au niveau des perspectives pour la conjoncture helvétique cette année, la BNS reconduit son pronostic de croissance du PIB à "environ 1,5%". Le renchérissement devrait poursuivre son rétablissement pour venir tester la barre de 1% d'ici mi-2019.

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