Bilan

La BNS rejette toujours l'idée d'un fonds souverain

Le président de la BNS Thomas Jordan a rejeté une nouvelle fois jeudi la création d'un fonds souverain, en dépit des appels émanant de la classe politique.

La BNS s'évertue néanmoins à faire fructifier par des placements ses réserves de devises, une stratégie proche d'un fonds souverain.

Crédits: Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) a rejeté une nouvelle fois jeudi la création d'un fonds souverain, en dépit des appels émanant de la classe politique. Le président de l'institut d'émission Thomas Jordan a souligné que les réserves de devises ne pouvaient pas être utilisées comme fonds propres.

La BNS s'évertue néanmoins à faire fructifier par des placements ses réserves de devises, une stratégie proche d'un fonds souverain, a ajouté M. Jordan, lors d'une conférence de presse à Berne.

Les demandes de création d'un fonds souverain, comme celui de la Norvège ou de Singapour, resurgissent régulièrement. Dernière tentative en date, la conseillère nationale Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL) compte déposer prochainement un texte pour exiger la création d'un tel fonds.

"La fortune de la BNS appartient au peuple", avait récemment affirmé Mme Leutenegger Oberholzer dans la presse. "Comme la Norvège, nous devons créer un fonds souverain transparent et investir l'argent de manière utile pour l'économie helvétique", avait estimé la présidente de la commission de l'économie et des redevances du Conseil national.

L'économiste en chef d'UBS, Daniel Kalt, propose quant à lui de ne pas recourir directement aux réserves de devises de la BNS, mais aux gains générés par les ventes futures des avoirs en devises.

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