Bilan

La BNS a pris les bonnes décisions le 15 janvier, selon son ex-président

L'ancien président de la BNS estime que l'institut a pris de bonnes décisions le 15 janvier, lorsqu'elle a levé le cours plancher et introduit les taux négatifs.

"Je suis d'accord avec Thomas Jordan", a lancé Philipp Hildebrand lors du Forum Invest15, faisant allusion à l'actuel patron de la BNS.

Crédits: Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) a pris de bonnes décisions le 15 janvier, lorsqu'elle a levé le cours plancher EUR/CHF et introduit les taux négatifs, selon l'ancien président de l'institut d'émission Philipp Hildebrand.

"L'état actuel de la croissance et de l'inflation en Suisse la confortent dans ses décisions" a déclaré mercredi M. Hildebrand lors d'une conférence à Genève. L'ancien banquier central, aujourd'hui vice-président du gestionnaire d'actifs américain Blackrock, a par ailleurs plaidé pour une "ouverture" de la Suisse vis-à-vis de l'Union européenne.

"Je suis d'accord avec Thomas Jordan", a lancé Philipp Hildebrand lors du Forum Invest15, faisant allusion à l'actuel patron de la BNS. Le conférencier reconnait que les entreprises exportatrices souffrent toujours de la force du franc, avec des répercussions sur l'emploi. M. Hildebrand estime toutefois que celles-ci disposent d'une marge de manoeuvre et qu'elles peuvent faire appel à des fournisseurs étrangers. Il parle d'un "effet de remplacement" qui ne devrait malheureusement pas profiter aux sous-traitants qui produisent en Suisse.

Sur le dossier de la libre-circulation des personnes, la crise actuelle des réfugiés et les entorses aux accords de Schengen qu'elle a entraîné ont affaibli la position de l'Union européenne dans ses négociations avec la Suisse, selon M. Hildebrand. Ce dernier estime que la Confédération dispose désormais d'une meilleure marge de manoeuvre dans l'application de l'initiative UDC "contre l'immigration de masse".

M. Hildebrand affirme que la Suisse ne doit pas s'éloigner de son partenaire européen, au contraire. "Il faut combattre les forces politiques qui empêchent l'ouverture de la Suisse au monde", a-t-il affirmé, sans apporter davantage de précisions.

Les indicateurs économiques en provenance de l'UE sont de bon augure. "Dans l'immédiat, la Suisse a plusieurs raisons de se réjouir", selon le conférencier. La résolution de la crise grecque, qui a évité une explosion de la zone euro, et la croissance, qui refait timidement surface en Europe, font partie de ces indicateurs "réjouissants".

Par ailleurs, l'ancien président de la BNS a appelé de ses voeux une politique de croissance unique mais a reconnu un manque de "leadership politique" sur le Vieux Continent pour soutenir une telle direction.

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