Bilan

La BCGE a bouclé son premier semestre sur une forte croissance

Le bénéfice net de la BCGE s'est inscrit à 52,0 millions de francs sur la première moitié de l'année, soit une hausse de 10,7% sur un an.

La BCGE a également annoncé un renforcement du financement de l'import-export pour les entreprises genevoises et suisses.

Crédits: keystone

La première moitié de l'année s'est révélée fructueuse pour la Banque cantonale de Genève (BCGE), qui a progressé sensiblement dans ses deux principales lignes de métier. Cette croissance s'est reflétée dans la rentabilité, attendue en hausse pour l'ensemble de 2018.

Le bénéfice net s'est inscrit à 52,0 millions de francs, soit une hausse de 10,7% sur un an, a indiqué mardi la BCGE. L'établissement revendique un résultat opérationnel à un niveau record. Cet indicateur a gonflé de quelque 29% à 84,5 millions.

La performance semestrielle a été réalisée en "dépit de nombreux défis" et des "innombrables chantiers d'adaptation", a expliqué en conférence de presse le directeur général Blaise Goetschin, faisant référence notamment à l'échange automatique d'informations, aux exigences réglementaires ou au volant anticyclique de fonds propres.

Les recettes ont atteint 208,0 millions, en progression de 13,6%. "Franchir le seuil de 200 millions semestriels améliore notre rang comparatif avec les banques régionales suisses", selon M. Goetschin.

Cette envolée s'explique notamment par l'activité de crédit, principale source de revenus. Le résultat net des opérations d'intérêt s'est enrobé de 16,4% à 125,6 millions de francs, soutenue notamment par la hausse des volumes "modérée" et un coût du risque minime, selon l'établissement cantonal. La marge brute d'intérêt s'est fixée à 1,06%.

La gestion n'est pas en reste, avec des revenus renforcés de 11,6% à 59,8 millions de francs. Cette activité contribue davantage au produit d'exploitation en comparaison à d'autres établissements similaires, note la BCGE. Le financement du négoce, les mandats de gestion et les fonds de placements ont porté ce résultat.

La masse sous gestion a grappillé 1,3% à 26,73 milliards, dont une part de 14,1 milliards émanant de la clientèle privée. La banque ne communique pas ses entrées nettes d'argent mais a précisé que les apports clientèle ont été plus importants que la contribution des marchés financiers.

Les recettes issues des opérations de négoce ont stagné (+0,6%).

Les charges ont pris de l'embonpoint, avec une augmentation de 5,4% à 115,5 millions, suite à au recrutement de spécialistes. A fin juin, la banque employait 751 équivalents plein temps, stable sur six mois.

Activités peu gourmandes en fonds propres

Par rapport à fin décembre, les créances hypothécaires ont pris 2,3% à 11,24 milliards. Les dépôts clientèle ont légèrement reculé (-0,5%) à 14,47 milliards, reflétant la volonté des clients de se soustraire aux taux négatifs en investissant leur épargne sur les marchés financiers.

La somme du bilan s'est contractée de 1,6% à 22,31 milliards.

En termes de capitalisation, le ratio de fonds propres durs s'est étoffé de 0,3 point de pourcentage à 14,3% par rapport à fin décembre. La BCGE affirme se concentrer sur des activités les moins consommatrices en fonds propres, principalement la gestion, les fusions-acquisitions ou encore les conseils en ingénierie financière.

Pour l'ensemble de l'exercice 2018, le niveau de rentabilité opérationnelle devrait dépasser celui de 2017, précise le communiqué.

Parmi les priorités stratégiques de la banque en 2018 figurent notamment l'expansion "ciblée" de la banque privée en Suisse et à l'international, l'accroissement dans la gestion d'actifs et une hausse de la productivité opérationnelle.

La BCGE a également annoncé un renforcement du financement de l'import-export pour les entreprises genevoises et suisses, volet encore peu développé de ses activités internationales. "Nous allons accroître les volumes d'affaires dans ce domaine", a affirmé M. Goetschin.

A en croire Blaise Goetschin, les activités internationales de la BCGE ne pâtiront pas des tensions commerciales causées par les Etats-Unis. Sur le financement de l'import-export, "un certain nombre de fenêtres vont se fermer mais (...) je ne pense pas que cela aura un impact direct" sur les chiffres, a-t-il assuré.

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