Bilan

La BCE accepte le recours des banques grecques au programme ELA

La BCE a accepté mercredi la demande de recours déposée par les quatre banques systémiques grecques au programme de liquidités d'urgence (ELA) prévu par l'institution de Francfort.

Un représentant d'Alphabank avait remarqué également que "les retraits du mois de décembre et les évolutions du franc suisse nous ont conduits à faire cette démarche".

Crédits: Reuters

La Banque centrale européenne (BCE) a accepté mercredi la demande de recours déposée par les quatre banques systémiques grecques au programme de liquidités d'urgence (ELA) prévu par l'institution de Francfort, a-t-on appris de sources bancaires grecques.

Le montant accordé n'a pas été précisé. La situation sera réexaminée dans quinze jours, lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, a-t-on indiqué.

Les quatre banques sont Alpha, Eurobank, la Banque du Pirée et la Banque nationale de Grèce. Il n'était pas encore certain jusqu'à l'annonce de mercredi soir que ces deux dernières s'étaient jointes à Alpha et Eurobank dans cette démarche.

"Il s'agit d'une requête émise par précaution. Nous n'avons pas besoin du programme actuellement et nous ne prévoyons pas de l'utiliser", avait assuré vendredi une source au sein de Eurobank.

Un représentant d'Alphabank avait remarqué également que "les retraits du mois de décembre et les évolutions du franc suisse nous ont conduits à faire cette démarche".

Au plus fort de la crise grecque de la dette, en 2011 et à plusieurs reprises par la suite, les banques grecques avaient réclamé des liquidités dans le cadre de ce mécanisme décidé au cas par cas.

Depuis mai 2014, en raison d'une amorce de reprise de l'économie du pays, elles avaient pu s'en passer.

Récemment, dans la perspective de la victoire annoncée du parti de gauche radicale Syriza aux élections législatives de dimanche prochain, il semble y avoir eu des retraits d'argent des banques grecques, évalués selon les sources entre trois et sept milliards d'euros.

Dans une note lundi, l'agence de notation Fitch avait écrit que "l'incertitude politique en Grèce avant et après l'élection du 25 janvier va accroître les risques de liquidité et de financement pour les banques".

Mais, ajoutait Fitch, la situation "devrait être gérable car les banques sont bien mieux préparées à supporter les sorties de capitaux que lors des dernières élections de 2012, tant que l'accès aux possibilités de l'Eurosystème est maintenu". En revanche, a prévenu l'agence, une incertitude prolongée serait négative pour leur profil de crédit".

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