Bilan

L'UBP reprend la banque privée internationale de Lloyds

Dirigée par Guy de Picciotto, l'Union Bancaire Privée (UBP) basée à Genève rachète l'activité de banque privée internationale du groupe bancaire Lloyds.
Guy de Picciotto, CEO de l'UBP. Crédits: DR

L'Union Bancaire Privée (UBP) rachète l'activité de banque privée internationale du groupe bancaire Lloyds. Au terme de la transaction, les avoirs sous gestion de l'UBP, de 83,2 milliards de francs au 30 avril, augmenteront de plus de dix milliards, a indiqué mercredi l'établissement basé à Genève.

Après l'obtention des licences réglementaires requises, les entités de Monaco et de Gibraltar rejoindront le réseau international de l'UBP. Cette acquisition (sauf Miami) a pour but de renforcer le positionnement en Suisse de l'UBP ainsi que sur ses marchés prioritaires au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Guy de Picciotto, PDG de l’UBP, a affirmé que "cette acquisition consolide encore notre position dans le domaine de la gestion de fortune en Suisse et confirme l’engagement de notre banque dans ses deux secteurs d’activité traditionnels, à savoir le Private Banking international et la gestion d’actifs".

"Nous nous réjouissons d’accueillir les équipes de Lloyds, dont l’expertise sera mise à profit sur une base d’activité plus large. Au travers de notre gamme de services de Private Banking et de solutions d’investissement, nous apporterons aux clients privés de Lloyds nos compétences reconnues dans ces domaines", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Reprise du personnel

L'UBP avait déjà racheté en août 2011 ABN AMRO Suisse (11 milliards d’euros d’actifs sous gestion). La banque Lloyds est installée depuis 1919 en Suisse.

Dans un entretien accordé au quotidien "Le Temps" et publié sur son site internet, Guy de Picciotto a précisé: "Nous ne rachetons pas la banque. Nous reprenons la clientèle et nous reprenons donc aussi le personnel en charge de cette clientèle. Chaque acquisition génère des synergies. En nombre d’emplois concernés par cette reprise, je ne peux aujourd’hui formuler un chiffre précis".

"De nombreux établissements ont vu leurs marges s’éroder ces dernières années. Dans nos activités, les marges d’intérêt se sont en effet fortement réduites et donc, pour nombre d’établissements de taille moyenne ou petite, il est de plus en plus difficile d’atteindre le break-even", a-t-il expliqué.

"Le marché est tel qu’il y a des changements qui induisent des opportunités. Il s’agit de savoir les saisir. Pour donner un exemple de l’évolution du marché, il y a cinq-six ans on s’échangeait des reprises d’activité à 4 ou 5% sur les avoirs. Aujourd’hui, les opérations se font à 1 ou 1,5% avec très peu d’acteurs", a ajouté le PDG de l'UBP.

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