Bilan

L’euro insensible au "non" grec

Le marché des changes restait calme lundi matin, ne semblant pas avoir interprété le rejet grec de l’accord bruxellois dimanche comme le prélude à une sortie de la Grèce de la zone monétaire.

Pour les analystes, la zone euro serait peu affectée par une poursuite de la contraction de l’économie grecque.

Le marché des changes restait calme lundi matin, ne semblant pas avoir interprété le rejet grec de l’accord bruxellois dimanche comme le prélude à une sortie de la Grèce de la zone monétaire.

L’euro ouvrait même en légère hausse face au franc suisse, récupérant tout le terrain perdu la veille, une nouvelle rassurante pour l’économie suisse, qui souffre déjà depuis la fin, le 15 janvier, du taux plancher à 1,20 franc face à l’euro, qui a vu le franc s’apprécier et se maintenir autour des 1,04 ces six derniers mois.

La monnaie européenne se reprenait aussi lundi matin face au dollar, après avoir baissé la veille jusqu’à 1,0970 contre le billet vert.

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L’euro était resté résilient durant les multiples rebondissements des négociations entre la Grèce et Bruxelles, gagnant 3,9% contre le dollar entre avril et juin, son meilleur trimestre depuis 2013. Pour les analystes, la zone euro serait peu affectée par une poursuite de la contraction de l’économie grecque, qui représente 2% du PIB de la région. Dans une note publiée lundi, Mark Haefele, CIO global de l’UBS, juge une contagion financière de la zone euro peu probable car la Banque centrale européenne fournira les liquidités nécessaires au système pour contrer un resserrement des conditions monétaires. La BCE a, selon Mark Haefele, « les outils et la détermination pour éviter que la crise grecque ne fasse dérailler la reprise économique ou les marchés financiers de la zone euro ».

Les dépenses de consommation sont en reprise dans la zone euro cette année, de même que les prêts bancaires, et l’activité manufacturière a atteint en juin son meilleur niveau depuis quatre ans, selon les données des directeurs d’achat publiées vendredi. Les réformes structurelles en Espagne apparaissent « solides », selon le CIO d’UBS, qui note également des « signes de progrès » en Italie. 

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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